Börje Ekholm quitte son poste de directeur général de l'équipementier télécom Ericsson sur une note très positive. Sous son mandat, l'action a largement surperformé le marché ces dernières années. Son successeur, Per Narvinger, héritera d'une structure nettement plus stable que celle qu'avait trouvée Börje Ekholm à son arrivée, souligne le quotidien Dagens Industri (DI) dans un commentaire publié ce mardi.

Il y a un peu moins de cinq mois, le journal indiquait déjà que Börje Ekholm approchait du terme de son mandat, désignant alors Per Narvinger comme le dauphin naturel. Ce dernier occupe actuellement les fonctions de vice-président exécutif et de responsable de l'unité opérationnelle Réseaux (Networks).

Lorsque Börje Ekholm tirera sa révérence en septembre prochain, il aura passé près de dix ans à la tête du groupe. Depuis sa nomination, le titre Ericsson a généré un rendement total de 228 %, surpassant son indice de référence qui affiche 182 % sur la même période.

Le quotidien souligne la réussite de Börje Ekholm sur plusieurs fronts. Le pôle stratégique Réseaux dispose de positions solides sur le marché et la marge brute a atteint des niveaux records. Le flux de trésorerie s'est redressé et la maîtrise des coûts s'est nettement améliorée. Le groupe dispose désormais d'une trésorerie abondante, tandis que les procédures de conformité (compliance), sujet de préoccupation récurrent, ont été renforcées.

L'acquisition de Vonage reste toutefois un échec, ayant entraîné des dépréciations d'actifs à hauteur de 40 milliards de couronnes suédoises.

Per Narvinger est le fils d'Anders Narvinger, figure de l'industrie suédoise, qui fut notamment directeur général de Teknikföretagen et président du conseil d'administration de groupes tels qu'Alfa Laval et Trelleborg.