Concernant le conflit en cours, Mme Scherer a précisé que la crise et la hausse des prix du pétrole n'avaient pas encore freiné la demande. Un tel scénario deviendrait toutefois plus probable si le conflit devait s'enliser. Par ailleurs, aucun basculement vers une demande accrue de camions électriques n'est perceptible en Europe, malgré l'envolée des prix du diesel. Le déploiement trop lent des infrastructures de recharge - notamment en raison des longs délais d'obtention des permis pour les stations de recharge dans les dépôts des transporteurs - demeure un frein majeur.
Aux États-Unis, les camions électriques tels que l'eCascadia de Daimler ne trouvent plus preneur depuis que l'administration Trump s'est détournée des politiques de protection du climat, a souligné la présidente du directoire Karin Radström. Le désavantage en termes de coûts par rapport aux camions diesel est jugé trop important. Le projet d'une plateforme de batteries commune à l'ensemble du groupe a donc été abandonné en 2025. Via l'association professionnelle américaine EMA, Daimler s'est toutefois joint à un recours contre les réglementations climatiques fédérales, ce que critiquent les organisations environnementales. 'Cela ne doit pas être interprété comme une opposition de notre part aux camions 'zéro émission' aux États-Unis', a déclaré Mme Radström. En contestant les réglementations plus strictes de l'Etat de Californie, l'entreprise souhaite simplement clarifier le cadre juridique. Il s'agirait d'une démarche technique et non politique.
(Rapport de Ilona Wissenbach, rédigé par Myria Mildenberger. Pour toute question, veuillez contacter la rédaction à l'adresse frankfurt.newsroom@thomsonreuters.com)



















