Entre euphorie et nervosité, la séance d’hier a rappelé aux investisseurs que l’IA peut autant doper les profits que bousculer des pans entiers de l’économie. À Wall Street, le S&P 500 a décroché de 1,6%, le Dow Jones de 1,3% et le Nasdaq de 2%, emportant dans son sillage l’ensemble des places mondiales. Apple a perdu 5%, Cisco 12,3%, tandis que les valeurs de transport et de logistique ont été violemment sanctionnées sur fond de craintes d’automatisation.
En Europe, la séance avait pourtant bien commencé : le DAX avait frôlé son record avant de reperdre tout son avantage, le CAC 40 avait inscrit un nouveau plus haut à 8437 points, avant de finalement terminé en légère hausse de 0,33% à 8340 points.
Côté macro, les marchés ont digéré une nouvelle salve de données américaines : ventes de logements anciens en net recul en janvier et demandes hebdomadaires d’allocations chômage légèrement supérieures aux attentes, sans remettre en cause l’idée d’un marché du travail encore solide. Surtout, l’attention se tourne désormais vers l’inflation américaine de janvier : le consensus table sur une hausse de 0,3% de l’indice sous-jacent et un ralentissement du rythme annuel à 2,5%, chiffre clé pour confirmer ou non le scénario de deux baisses de taux de la Fed cette année.
En Europe, la journée sera rythmée par les estimations flash du PIB de la zone euro au quatrième trimestre et les chiffres du commerce extérieur. À Paris, la préouverture indique un CAC 40 en légère baisse, sous la pression des valeurs technologiques après le décrochage du Nasdaq.
Graphiquement, l'indice montre quelques signes de faiblesse et pourrait prochainement tester la zone des 8277 points. Ce niveau devra engendrer une réaction positive sous peine de dégagements plus marqués en direction des 8240/8190 points.




















