La séance d’hier a replongé l’Europe dans un climat de « risk‑off ». Le CAC 40 a décroché de 1,78% à 8.112 points, le DAX de 1,34%. Les secteurs les plus exposés aux exportations vers les États‑Unis – luxe, auto, techno – ont mené la baisse, sur fond de menaces de surtaxes de Donald Trump visant huit pays européens tant qu’aucun accord n’est trouvé sur le Groenland.
À l’inverse, la défense et quelques valeurs domestiques ont mieux résisté.

Outre‑Atlantique, Wall Street était fermée pour Martin Luther King Day, mais les futures S&P 500 et Nasdaq reculaient d’environ 1%.

Côté macro, l’inflation de la zone euro a été révisée à 1,9% en décembre (core à 2,3%), confirmant un reflux graduel des tensions de prix. Au Canada, l’IPC est ressorti à 2,4% sur un an, tandis que la Chine a publié un PIB 2025 conforme à l’objectif, en hausse de 5,0%.

Aujourd’hui, la séance sera rythmée par un calendrier dense : chômage britannique (8h00), prix à la production allemands (8h00), PPI suisse (8h30), balance courante et construction dans la zone euro (10h00–11h00), indice ZEW allemand (11h00), puis, aux États‑Unis, statistiques hebdomadaires ADP sur l’emploi (14h15). La prise de parole de Joachim Nagel (BCE) à 17h30 et les discussions à Davos autour des menaces tarifaires américaines seront scrutées de près par les investisseurs avant la réouverture complète de Wall Street.

Le CAC 40 cède encore 0.5% en préouverture ce matin. 

En données horaires, la dynamique demeure baissière sous les 8.165 points, borne basse d'un gap laissé ouvert hier. La première cible reste fixé à 8068 points mais l'enfoncement de ce niveau ouvrirait la voie aux 8.000 points.