"Nous nous trouvons à un tournant diplomatique critique avec l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu... mais le passage dans le détroit n'est pas encore normalisé", a confié Mme Cooper à Reuters en marge d'un forum diplomatique à Antalya.
Un convoi de pétroliers traversait le détroit samedi, marquant le premier mouvement d'envergure dans cette voie navigable cruciale depuis le déclenchement de l'offensive des États-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février.
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a indiqué samedi que Téhéran avait consenti au "passage encadré d'un nombre limité de pétroliers et de navires commerciaux par le détroit d'Ormuz". Il a toutefois précisé que le détroit resterait sous le contrôle strict de l'Iran si les États-Unis ne garantissaient pas une totale liberté de navigation pour les navires à destination ou en provenance de l'Iran.
Yvette Cooper a souligné que la trêve entre Washington et Téhéran devait se transformer en une paix durable, ajoutant que le rétablissement du transit maritime était une urgence pour l'économie mondiale.
"Nous avons besoin que le détroit d'Ormuz soit ouvert... car cela soutient toutes nos économies à travers le monde, lesquelles sont actuellement prises en otage", a-t-elle déclaré.
La ministre a précisé que plus de 50 pays soutenaient les efforts en faveur de la liberté de navigation, et qu'une douzaine d'entre eux étaient prêts à fournir un appui maritime, notamment pour le déminage et la sécurisation du fret, une fois le conflit terminé.
Elle a conclu qu'il restait "un travail considérable à accomplir" pour muer ce cessez-le-feu en un règlement pérenne, appelant toutes les parties au respect de la trêve.



















