L'opérateur allemand en est aux prémices de l'examen d'une éventuelle fusion avec T-Mobile, dont il détient déjà 53 %, afin de créer un géant transatlantique des télécoms, ont déclaré le mois dernier deux sources proches du dossier.
Lors d'une conférence de presse consécutive à la publication des résultats, la direction de Telekom s'est refusée à tout commentaire sur les discussions qui pourraient mener à la plus importante fusion boursière de l'histoire.
Un tel rapprochement pourrait donner naissance à une entité dont la capitalisation boursière avoisinerait les 300 milliards de dollars, ce qui en ferait le premier groupe de télécommunications au monde avec plus de 200 millions d'abonnés mobiles.
Toutefois, l'opération se heurterait à des obstacles réglementaires et géopolitiques majeurs si elle devait se concrétiser alors que les tensions entre les Etats-Unis et l'Allemagne restent vives, alimentées par de nouvelles menaces tarifaires et des divergences sur le conflit américain avec l'Iran.
Interrogé sur les enjeux réglementaires avec l'administration américaine, le directeur financier Christian Illek a déclaré que l'entreprise entretenait une 'relation très constructive' avec la Federal Communications Commission (FCC). Cette dernière serait chargée d'examiner un tel accord, et son dirigeant, Brendan Carr, a été nommé par le président Donald Trump.
ACCENT SUR LES PARTENARIATS
Par ailleurs, Telekom cherche à approfondir sa collaboration avec le groupe de défense allemand Rheinmetall, avec lequel il développera un bouclier de défense contre les drones et les actes de sabotage afin de protéger les villes et les infrastructures critiques en Allemagne, a déclaré le PDG Timotheus Hoettges aux journalistes.
L'entreprise envisage également d'agrandir son centre de données cloud dédié à l'intelligence artificielle à Munich, entré en service il y a quelques mois, en partenariat avec Nvidia.
L'opérateur de Bonn table désormais sur un résultat brut d'exploitation ajusté après loyers (EBITDAaL) d'environ 47,5 milliards d'euros (55,7 milliards de dollars) en 2026, contre une prévision initiale de 47,4 milliards d'euros.
Le titre progressait de 3 % à 10h45 GMT.
($1 = 0,8523 euro)



















