ENGAGEMENTS DES MAJORS PÉTROLIÈRES
M. Meyer, dont l'entreprise exploite près de 300 appareils, a indiqué que pour les aéroports européens, DHL disposait d'une "visibilité et d'engagements" de la part des majors pétrolières pour les mois de mai et juin.
"L'évolution au-delà de cette période est difficile à prévoir, mais le problème semble plus sévère en Asie qu'en Europe... Pour l'Europe, nous bénéficions de deux à quatre semaines d'assurance supplémentaires", a-t-il ajouté.
La guerre avec l'Iran et les perturbations du trafic aérien au Moyen-Orient qui en découlent ont, selon M. Meyer, entraîné un surcroît de demande pour DHL, les transporteurs du Golfe ayant réduit leurs opérations.
"Cette capacité est désormais absorbée par des transporteurs comme nous qui opèrent des liaisons directes entre l'Asie et l'Europe ; nous desservons par exemple la route Singapour-Inde-Europe. Pour nous, la demande est en hausse, pas en baisse", a-t-il précisé.
M. Meyer a estimé que les risques de pénurie pourraient ne pas être suffisamment intégrés par le march&é et que les difficultés pourraient persister même en cas de réouverture totale du détroit d'Ormuz au trafic.
Le pétrole met généralement trois à six semaines pour acheminer le brut des puits vers les raffineries, ce qui signifie que ces dernières commencent seulement à ressentir le plein impact de la fermeture du détroit, consécutive aux frappes israélo-américaines lancées contre l'Iran fin février. (Reportage Philip Blenkinsop ; rédaction Barbara Lewis)



















