Guelleh a publié sur le réseau social X une image de lui-même accompagnée de la mention "RÉÉLU".
Ce pays de moins d'un million d'habitants, bordant le golfe d'Aden à l'entrée de la mer Rouge, abrite des bases militaires américaine, chinoise, française, italienne et japonaise. Depuis 2023, plusieurs navires commerciaux endommagés nS8N3LN04I lors d'attaques menées par les rebelles houthis du Yémen nL1N40G020 ont fait escale dans ses ports.
La victoire de Guelleh, âgé de 78 ans, ne faisait aucun doute. Choisi en 1999 pour succéder à son oncle Hassan Gouled Aptidon, il dirige une formation politique qui exerce une mainmise totale sur les institutions nationales.
En octobre dernier, le Parlement a voté la suppression de la limite d'âge de 75 ans pour les candidats à la présidence, tout en abrogeant l'obligation de recourir à un référendum pour l'approbation d'une nouvelle Constitution.
BOYCOTT DES DEUX PRINCIPAUX PARTIS D'OPPOSITION
Lors du scrutin de vendredi, Guelleh n'affrontait qu'un seul candidat d'opposition, Mohamed Farah Samatar, issu d'une petite formation non représentée au Parlement.
Deux des principaux partis d'opposition boycottent les élections depuis 2016, accusant les autorités électorales de partialité.
Les données des médias d'Etat font état d'un taux de participation de 80,4 %. Lors de la précédente élection en 2021, Guelleh l'avait emporté avec plus de 97 % https://www.reuters.com/world/djiboutis-president-guelleh-wins-fifth-term-with-97-votes-2021-04-10/ des voix.
Contrairement à plusieurs de ses voisins de la Corne de l'Afrique, Djibouti a connu une relative stabilité ces dernières années. Le gouvernement de Guelleh a massivement investi dans les infrastructures portuaires afin de devenir la principale porte d'entrée maritime de l'Ethiopie, pays enclavé.
Toutefois, les organisations de défense des droits de l'homme accusent les autorités djiboutiennes de réprimer les opposants politiques, les activistes et les journalistes. Le gouvernement a nié ces allégations de violations systématiques et rejeté les critiques visant le processus électoral.
En 2020, les forces de sécurité avaient réprimé de rares manifestations de rue anti-gouvernementales, déclenchées par l'arrestation d'un ancien pilote de l'armée de l'air qui avait dénoncé une corruption présumée et des discriminations claniques.























