La prévision médiane de 15 analystes interrogés par Reuters entre le 3 et le 8 juin table sur un ralentissement de l'inflation urbaine annuelle à 14,5% en mai, contre 14,9% en avril. Les estimations s'echelonnent d'un plancher de 13,3% à un sommet de 16,0%.
Le taux s'etait déjà detendu en avril par rapport aux 15,2% du mois précédent, qui marquaient un plus haut de 10 mois, malgré les pressions inflationnistes nées du conflit iranien.
L'agence nationale des statistiques, CAPMAS, doit publier les données de mai ce mercredi 10 juin.
Goldman Sachs, qui prévoit un indice des prix à la consommation (IPC) global à 14,5%, a indiqué que le repli attendu etait principalement dû à des effets de base favorables, tout en anticipant une accélération séquentielle des prix mensuels de 1,1% à 1,5%.
La banque a précisé qu'elle s'attendait à une hausse de l'inflation alimentaire, alors que le frein exercé par la baisse des prix de la volaille et des oeufs s'atténue, ainsi qu'à une augmentation séquentielle de l'inflation du logement, à mesure que l'impact des hausses de prix de l'electricité annoncées en avril commence à se répercuter.
Emirates NBD, qui table sur 14,4%, a déclaré : 'Des effets de base favorables permettront un nouveau ralentissement modeste de l'inflation annuelle globale en mai, mais les pressions s'accentuent'.
Goldman Sachs et Emirates NBD ont tous deux averti que cette baisse serait temporaire, l'inflation devant s'accélérer de nouveau brutalement dans les mois à venir. Goldman maintient sa prévision d'un pic d'inflation aux alentours de 17,5% en août, tandis qu'Emirates NBD situe ce sommet vers 17,0% pour le même mois.
Cinq des analystes consultés ont également fourni des prévisions pour l'inflation sous-jacente, avec une médiane de 13,5% en mai, contre 13,8% en avril. Les prévisions d'inflation sous-jacente oscillent entre 13,4% et 13,7%.





















