A l’approche de la fin de l’année, l’IBEX tient la corde. L’indice espagnol affiche une progression de 39%. C’est le meilleur indice européen cette année.

La semaine dernière, l’indice a inscrit un nouveau plus haut historique, dépassant ses records de 2007. Il aura donc fallu 18 ans pour effacer les conséquences de la crise financière, puis de la crise de la zone euro, au cours desquelles l’Espagne fut particulièrement touchée.
Cette performance s’explique notamment par le poids des banques dans l’indice espagnol (3 des 5 premières capitalisations de l’IBEX sont des banques). Or, le secteur bancaire est le secteur le plus performant de l’année en Europe. Le Stoxx 600 Banks affiche une progression de 60% depuis le 1er janvier.
Une économie leader
Mais cela reflète aussi les bons fondamentaux économiques de l’Espagne. Nous avons d’ailleurs décrit ce week-end le come-back de l’économie espagnole.
Ainsi, l’Espagne a l’une des meilleures croissances de la zone euro, tout en ayant réduit son déficit sous la barre des 3%. Celui-ci devrait atteindre les 2.5% du PIB en 2025, et 2.3% en 2026.
L’an prochain, le déficit espagnol sera même inférieur au déficit allemand, pour la première fois en deux décennies. En effet, l’Allemagne est dans une toute autre dynamique. C’est le chantre historique de la rigueur budgétaire qui s’apprête à ouvrir les vannes pour investir massivement dans sa défense et ses infrastructures.
Mais pour l’heure, la croissance allemande peine à redémarrer. A l’inverse, ce lundi, le gouvernement espagnol a encore revu à la hausse sa prévision de croissance pour cette année, à 2.9%.
Ces bons fondamentaux se retrouvent sur les marchés obligataires. L’écart entre le Bono-Bund (les taux espagnols et allemands) est ainsi tombé sous les 50 points de base.

















