Portés hier par l’apaisement des tensions autour du Groenland, les grands indices européens ont prolongé leur rebond, dans le sillage de Wall Street. Le CAC 40 a suivi le mouvement, avec un gain de 0,99%, aidé par la détente sur le dollar et la fermeté des valeurs cycliques, tandis que l’appétit pour le risque restait visible sur les petites et moyennes capitalisations.

Aux États‑Unis, le Dow Jones a gagné 0,63%, le S&P 500 0,55% et le Nasdaq 0,91%. Le Russell 2000 a même inscrit un record, signe que le soulagement après le retrait des menaces de tarifs douaniers américains sur l’Europe domine encore, malgré un climat géopolitique toujours instable.

Côté macro, la révision du PIB américain du T3 à 4,4% annualisé, des dépenses de consommation robustes en octobre et novembre, et un indice PCE à 2,8% sur un an confirment la résilience de l’économie, tout en confortant l’idée d’une Fed en pause la semaine prochaine. Les inscriptions hebdomadaires au chômage restent très basses à 200 000.

Aujourd’hui, la séance sera rythmée par une salve d’indicateurs d’activité : PMI flash de janvier en France (9h15), en Allemagne (9h30) puis pour la zone euro (10h00), avant le PMI britannique (10h30). L’après‑midi, les investisseurs suivront les PMI américains (15h45) et l’indice de confiance Michigan révisé (16h00)

Dans cette attente, le CAC 40 recule de 0,2% en préouverture.
Graphiquement, l'indice parisien est en phase de reprise technique. Le gap laissé ouvert hier dans la zone des 8090 points pourrait néanmoins être comblé.