Dans un précédent article, nous évoquions ce que l’IA change déjà dans plusieurs domaines. Le sujet reste vaste et, à mesure que son adoption progresse, ses impacts continuent de s’étendre. Certaines industries connaissent désormais de véritables ajustements de modèles économiques, ce qui se reflète rapidement dans les cours de Bourse. C’est précisément ce qui s’est produit lors des séances du 11 août aux États-Unis et du 12 août en Europe, marquées par de fortes baisses dans le secteur logiciel.

Un article qui remet tout en question

Durant cette période, Intuit et Salesforce ont perdu respectivement près de 6% et 3%. En Europe, SAP a reculé de 7% et Nemetschek de 11%. Ce mouvement traduit une crainte grandissante : l’IA pourrait pousser les entreprises de logiciels à revoir leur business model.

À l’origine de ce vent de méfiance, un article de MarketWatch titré : L’IA dévore les logiciels et Adobe est au menu. L’article met en avant les difficultés rencontrées par certains acteurs historiques, comme Adobe, face à l’émergence de solutions plus abordables, mieux intégrées à l’IA et reposant sur des modèles de monétisation différents. Figma, récemment introduite en Bourse, et Canva, dont l’IPO est régulièrement évoquée, en sont des exemples marquants.

Un parallèle avec la publicité en ligne

Ce contexte rappelle celui du marché publicitaire en ligne dominé par Meta : alors qu’on s’attendait à voir émerger un ou deux grands vainqueurs, la réalité est plus nuancée, avec à la fois des gagnants et des perdants.

Adobe illustre aujourd’hui la seconde catégorie. Son module IA Firefly peine à convaincre, tant sur le plan de l’intégration que sur celui de la monétisation. Face à ce constat, les investisseurs s’interrogent sur le positionnement stratégique de plusieurs entreprises du secteur et cherchent déjà à identifier les futurs leaders de l’ère IA.