Cet investissement dans la société canadienne permettra au groupe énergétique italien de pénétrer la chaîne de valeur des minéraux critiques, au moment même où les entreprises européennes cherchent à réduire leur dépendance aux matériaux provenant de Chine.
La transaction offrira également à Eni l'option de négocier des accords d'approvisionnement exclusifs en graphite et autres matériaux afin de soutenir son projet de gigafactory destinée à la production de batteries au lithium stationnaires dans le sud de l'Italie.
Le groupe italien a précisé que cet investissement s'inscrit dans le cadre d'une augmentation de capital de 297 millions de dollars chez Nouveau Monde Graphite, aux côtés des investisseurs institutionnels canadiens Canada Growth Fund et Investissement Québec, ainsi que d'une levée de fonds publique.
À l'issue de l'opération, Eni devrait détenir environ 11,5% du capital-actions de Nouveau Monde Graphite et obtiendra un siège au conseil d'administration de la société.
Le produit de l'augmentation de capital soutiendra le développement de la mine Matawinie, un projet de graphite naturel de haute qualité, ainsi que les activités de l'entreprise sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement, y compris le raffinage au sein de son usine de matériaux pour batteries de Bécancour.
La transaction est soumise à l'approbation des actionnaires de Nouveau Monde Graphite lors d'une assemblée annuelle prévue pour la seconde moitié de mai 2026.


















