Madrid (awp/afp) - Le ministre espagnol de l'Economie Carlos Cuerpo a annoncé lundi la révision à la hausse de la prévision de croissance du Produit intérieur brut (PIB) pour son pays, à 2,9% contre 2,7% auparavant, plus du double de la moyenne attendue pour la zone euro en fin d'année.
"Le gouvernement, en s'appuyant sur les dernières données (...), et en ligne avec ce que font d'autres analystes, mettra à jour son tableau macroéconomique pour l'année 2025, en augmentant ses prévisions jusqu'à 2,9%", a déclaré le ministre devant une commission du Congrès des députés.
Cette prévision, semblable à celle publiée lundi également par l'Union européenne et mi-octobre par le FMI, confirme le dynamisme de la quatrième économie de la zone euro, tirée par la manne apportée par le tourisme, les investissements en hausse des entreprises, notamment étrangères à Madrid, ainsi que de la consommation des ménages.
Elle est surtout bien plus élevée que la croissance économique attendue en 2025 par Bruxelles pour la zone euro (1,3% seulement), dans un contexte délicat pour de nombreux grands pays (France, Allemagne...).
Au troisième trimestre, la croissance économique en Espagne avait atteint 0,6%, selon l'Institut national de statistiques (INE), après une hausse de 0,8% entre avril et juin et de 0,6% entre janvier et mars.
L'époque où l'Espagne subissait la crise de 2008 et ses contrecoups - avec un taux de chômage frôlant les 27% début 2013 - puis une chute brutale de l'activité lors de la pandémie de Covid-19 semble désormais loin.
Cette santé qui suscite l'admiration de ses voisins européens lui permet d'afficher un taux de chômage quasiment au plus bas depuis 2008 (mais toujours le plus élevé dans l'UE), à 10,45% au troisième trimestre, et un déficit tout près des limites autorisées par Bruxelles.
Seuls (petits) nuages dans le ciel espagnol, l'inflation et la dette publique: la hausse des prix, l'une des principales préoccupations de la population, a augmenté à 3,1% en octobre sur un an (son plus haut depuis juin 2024), et la dette des administrations publiques, quoiqu'en baisse, reste élevée et pourrait finir l'année à un niveau plus haut qu'en 2024 (elle est à 103,2% du PIB fin septembre).
afp/lf




















