La raffinerie, située à environ 40 km à l'ouest de Tripoli, dispose d'une capacité de 120 000 barils par jour. Elle est reliée au gisement pétrolier de Sharara, dont la production s'unélève à 300 000 barils par jour.
L'opérateur Azzawiya Oil Refining Company a déclaré dans un communiqué avoir été contraint de mettre l'usine totalement à l'arrêt et d'unévacuer tous les pétroliers du port après que des tirs d'artillerie lourde liés aux affrontements ont frappé plusieurs zones au sein du complexe.
La National Oil Corporation (NOC) libyenne a précisé dans un communiqué que plusieurs projectiles de gros calibre avaient atterri dans diverses parties du complexe pétrolier, sans toutefois causer de dommages significatifs jusqu'à présent.
Les affrontements se sont intensifiés et se sont propagés à la zone résidentielle adjacente à la raffinerie, augmentant les risques pour l'installation et les zones environnantes, a ajouté la NOC.
La NOC a indiqué que la raffinerie avait été fermée et tous les pétroliers évacués du port par mesure de précaution, précisant que l'approvisionnement en carburant de Tripoli et des régions voisines n'avait pas été affecté.
Aucune indication n'a été donnée dans l'immédiat sur l'identité des parties impliquées dans ces violences ni sur leur cause, bien que la direction de la sécurité de la ville ait évoqué une 'opération de sécurité contre des hors-la-loi'.
La Libye est en proie à l'instabilité depuis le renversement de Mouammar Kadhafi en 2011.
Zawiya a été le théâtre d'affrontements armés répétés qui ont parfois imposé la fermeture de la route côtière menant à la frontière tunisienne.
Des informations faisant état de troubles dans la ville ont circulé en ligne, notamment des images non vérifiées de tirs résonnant à travers Zawiya.




















