Le voici qui profite d'un nouveau cycle porteur dans l'aéronautique civile, fort bienvenu après quelques années atones. Dans le sillage d'Airbus, et par effet de ruissellement, son carnet de commandes est rempli à ras bord pour la prochaine décennie.

Figeac Aero, dont les deux tiers du chiffre d'affaires découlent directement du constructeur européen et de Safran, pourra ainsi refinancer dans des conditions très favorables de très prochaines échéances de dette.

Le retour de son profit d'exploitation à son niveau d'antan lui redonnera de l'air après une période de stress initiée durant la pandémie, qui ne s'est en réalité que partiellement infléchie l'an dernier. Sans surprise, les investisseurs accueillent avec soulagement ces développements.

Cependant, introduit sur Euronext en 2016 à un cours par titre deux fois supérieur à son niveau d'aujourd'hui, il reste au groupe fondé et dirigé par l'excellent Jean-Claude Maillard à rattraper du terrain.

En dépit de la nette amélioration de la conjoncture, Figeac Aero, quelque part tenu en otage par son principal client, continue en effet d'afficher des marges loin des sommets d'autrefois. L'inflation galopante est certes passée par là - elle impacte la structure de coûts sans encore se répercuter dans le chiffre d'affaires.

Sauf imprévu, le groupe devrait atteindre son altitude de croisière d'ici deux ans, avec un chiffre d'affaires de plus de 600 millions d'euros, un levier financier assaini, et un cash flow libre qui, pour la première fois, lui permettrait soit de retourner du capital à ses actionnaires, soit d'envisager une expansion supplémentaire de son outil industriel.

Cela étant dit, si le cours du titre continue sur sa trajectoire ascendante observée depuis quelques trimestres, Zonebourse ne serait pas surpris de voir Figeac Aero lancer une augmentation de capital pour accélérer le rythme ; et, accessoirement, pour améliorer la liquidité puisque le capital du groupe demeure aux trois quarts verrouillé par son charismatique fondateur épaulé de la société d'investissement Tikehau.