Après le spectaculaire rebond de mercredi, le CAC 40 a consolidé hier (-0,22% à 8.245,8 points), dans un climat redevenu prudent. Francfort a pour sa part reculé plus nettement (DAX -1,14%) tandis que Londres a fini quasi stable (-0,05%). La séance a été dominée par les doutes sur la solidité de la trêve entre Washington et Téhéran, alors qu’Israël a intensifié ses frappes au Liban avant d’annoncer vouloir engager des négociations directes avec Beyrouth.
En toile de fond, le pétrole reste le baromètre clé : le Brent évolue autour de 96,5 dollars et le WTI vers 98,3 dollars. La fermeture quasi totale du détroit d’Ormuz et les frappes sur des installations saoudiennes entretiennent un risque de choc d’offre, malgré la perspective de pourparlers États-Unis–Iran au Pakistan ce week-end.
Côté macro, la journée d’hier a été marquée par une salve de statistiques américaines : révision en baisse du PIB du T4 2025 à 0,5% annualisé, PCE de février à 2,8% sur un an et inscriptions hebdomadaires au chômage en hausse à 219.000. En Europe, les investisseurs ont pris connaissance d’exportations allemandes robustes en février (+3,6% sur un mois) mais d’une production industrielle en repli (-0,3%).
Aujourd’hui, l’attention se tourne vers l’inflation allemande de mars. Le marché attend surtout le CPI américain de mars à 14h30, première photographie complète de l’impact du conflit iranien sur les prix à la consommation, qui pourrait donner le ton. Viendront ensuite les commandes industrielles et l'indice du Michigan à 16h.
En préouverture, le CAC 40 gagne 0.25% ce matin.
En données horaires, pas de changement, l'indice poursuit son mouvement de rattrapage. On suivra de près la sortie des 8112/8305 points pour plus de visibilité.





















