Le mois dernier, le groupe avait annoncé un plafonnement des prix à la pompe en France métropolitaine afin de soutenir ses clients, alors que le conflit en Iran a propulsé les cours du brut à des sommets pluriannuels.
"Les salariés de Total ne reçoivent aucun soutien pour faire face à cette envolée des prix du carburant, et il est urgent d'y remédier", a déclaré Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, vendredi sur France 2.
Sophie Binet a également réitéré son appel au gouvernement en faveur d'une augmentation du SMIC.
Un porte-parole de TotalEnergies a précisé que la compagnie n'avait identifié que sept stations touchées par le mouvement, soit environ 4% de ses sites.
Dans un communiqué, la CGT, qui représente les travailleurs de près de 200 stations TotalEnergies à travers l'Hexagone, a réclamé une aide face aux prix de l'essence ainsi qu'une hausse des salaires, sans toutefois préciser le niveau de revalorisation souhaité.
Cette grève coïncide avec une période de départs massifs en vacances, de nombreuses familles étant sur les routes pour les congés de printemps dans plusieurs zones, dont l'Ile-de-France.
En France, le salaire minimum mensuel s'élève à environ 1 800 euros (2 121 dollars) brut, soit 1 450 euros net.
"Avec un salaire moyen d'environ 1 600 euros, nous n'avons même plus les moyens de venir travailler", indique le communiqué des salariés.
Le gouvernement français a déclaré mardi envisager un plafonnement des marges des distributeurs de carburant, une mesure qui se heurte à la résistance du secteur de la distribution.
"On fait grève pour pouvoir faire le plein et aller bosser", ont écrit les employés de la station du Sud Poitou-Charentes sur une pancarte relayée par la CGT sur son compte Facebook.
"On veut travailler mais pas à perte", pouvait-on lire sur une autre affiche.
(1 dollar = 0,8488 euro)



















