La deuxième économie de la zone euro est en passe de croître de 0,7 % cette année, après avoir enregistré une progression de 0,9 % l'an dernier, selon les dernières prévisions de l'INSEE. L'institut estime que le choc pétrolier provoqué par le conflit en Iran amputera la croissance de 0,2 à 0,3 point de pourcentage.
Alors que les entreprises répercutent la hausse de leurs coûts, les ménages subiront l'essentiel du choc énergétique dans un contexte de fragilité du marché du travail, ce qui limitera leur capacité à obtenir des revalorisations salariales, précise l'INSEE.
Si les consommateurs restreignent leurs dépenses et puisent dans leur épargne, les entreprises industrielles françaises s'en sortent mieux. Les producteurs de produits chimiques et les raffineurs gagnent des parts de marché sur leurs concurrents du Moyen-Orient, pénalisés par les perturbations du commerce dans le Golfe.
La croissance économique sera soutenue par le dynamisme des secteurs de la construction navale et de l'aéronautique. Avec des carnets de commandes civils et militaires records, les livraisons devraient augmenter de 10 % cette année, dopant ainsi les exportations, selon l'INSEE.
Sur une base trimestrielle, la croissance devrait s'accélérer pour atteindre 0,3 % au deuxième trimestre, une prévision revue à la hausse par rapport aux 0,2 % initiaux, après une contraction de 0,1 % en début d'année, à la faveur d'un rebond des exportations.
L'activité devrait ensuite ralentir pour s'établir à 0,1 % aux troisième et quatrième trimestres, prévoit l'institut.
L'inflation harmonisée aux normes européennes (IPCH) devrait s'accélérer, passant de 2,4 % en juin à 3,0 % d'ici décembre, à mesure que la hausse des prix du pétrole se répercute progressivement sur l'ensemble des coûts, conclut l'INSEE.




















