Selon des sources médicales, une frappe aérienne israélienne a tué une femme dans la ville de Zawayda, au centre de la bande de Gaza, tandis qu'une autre attaque a fait un mort dans le camp de réfugiés de Nuseirat, situé à proximité.
Plus tard dans la journée de lundi, une frappe aérienne israélienne a visé le toit d'un bâtiment dans la ville de Gaza, tuant deux personnes, un médecin et son fils, ont rapporté les autorités sanitaires.
L'armée israélienne a déclaré avoir tué deux militants du Hamas lors de frappes distinctes dans la bande de Gaza. Elle a précisé que ces militants planifiaient des attaques contre les troupes israéliennes, sans toutefois fournir plus de détails.
Ces violences interviennent alors que Nikolay Mladenov, l'envoyé spécial du président américain Donald Trump pour la paix à Gaza, est attendu au Caire ce lundi, selon des sources proches de la médiation. Ce déplacement intervient au lendemain de la réponse du Hamas à un plan en 15 points qui lui avait été présenté ces dernières semaines.
Les mêmes sources indiquent que le Hamas et d'autres factions ont accepté l'ensemble des points, à l'exception du désarmement du Hamas. Le groupe lie cette condition au retrait israélien et à l'ouverture d'un processus politique visant à négocier la création d'un État palestinien.
Une trêve conclue en octobre 2025 sous la médiation de Donald Trump n'a pas réussi à mettre fin aux attaques israéliennes à Gaza, ni à obtenir le désarmement des militants du Hamas.
IMPASSE
Israël et le Hamas restent dans l'impasse sur la mise en œuvre de la phase suivante du plan Trump pour Gaza, qui prévoit le dépôt des armes par le Hamas et le retrait des forces israéliennes.
Le Hamas a déclaré lundi que les chefs des factions palestiniennes, qui se sont entretenus avec les médiateurs — l'Égypte, le Qatar et la Turquie — la semaine dernière au Caire, ont insisté sur la nécessité pour Israël de « se conformer pleinement et inconditionnellement aux termes de l'accord de cessez-le-feu, dans son intégralité et sans fragmentation ».
Le Hamas impute l'absence d'un accord global pour mettre fin au conflit au refus d'Israël de remplir ses obligations de la première phase, convenues en octobre. Celles-ci avaient permis l'arrêt des combats majeurs sans toutefois mettre fin aux frappes israéliennes. Israël affirme de son côté que ses interventions visent à déjouer des attaques imminentes du Hamas et d'autres groupes armés.
Les frappes israéliennes à Gaza ont tué plus de 990 personnes depuis la trêve, selon les autorités sanitaires, tandis qu'Israël fait état de quatre soldats tués par des militants au cours de la même période.
Israël exige que le Hamas désarme, cède le pouvoir à Gaza et ne joue aucun rôle dans l'avenir de l'enclave.
Israël occupe toujours plus de la moitié de la bande de Gaza, où il a ordonné l'évacuation des résidents et procédé à la démolition des structures restantes.
Près de la totalité de la population, soit plus de 2 millions de Palestiniens, vit désormais dans une étroite bande côtière, principalement sous des tentes ou dans des bâtiments endommagés, sous le contrôle de facto du Hamas.



















