Selon le Sunday Times, le groupe français Havas, contrôlé par la famille Bolloré, a mené des discussions internes sur une possible opération impliquant WPP. Des sources de la City affirment que les fonds d’investissement Apollo et KKR se sont également penchés sur certains actifs du groupe, sans qu’aucune offre formelle n’ait été déposée à ce stade. Parmi les pistes envisagées : une acquisition totale, une prise de participation significative ou un démantèlement partiel du groupe, notamment autour de WPP Media, sa filiale spécialisée dans l’achat d’espaces publicitaires.
Valorisée aujourd’hui à seulement 3 milliards de livres (3,5 milliards d'euros) contre 24 milliards en 2017, WPP voit fondre sa capitalisation et sa crédibilité. Huit hedge funds ont pris des positions vendeuses représentant 8,5% de ses actions. Les vendeurs à découvert misent sur une poursuite de la chute, alimentée par une éventuelle sortie de l’indice FTSE 100, qui entraînerait un désengagement des fonds indiciels. Créée par Sir Martin Sorrell en 1985, la multinationale a connu une descente aux enfers accélérée par le départ de son fondateur, les tensions internes et des performances jugées "inacceptables" par sa nouvelle patronne, Cindy Rose. Face à la pression croissante, WPP a mandaté McKinsey pour une revue stratégique de ses activités, alors même qu’une action collective d’investisseurs se profile aux Etats-Unis.
Havas, réintroduit en bourse il y a un an dans le cadre de la scission de Vivendi, ne pèse que 1,5 milliard d'euros.

















