Le groupe de luxe français Hermès a fait état mercredi de ventes inférieures aux attentes pour le premier trimestre, la guerre en Iran ayant pesé sur la consommation au Moyen-Orient ainsi qu'en France, où la baisse de la fréquentation touristique à Paris a pesé sur les achats de maroquinerie et de prêt-à-porter de luxe.

Le chiffre d'affaires, porté par les sacs Birkin et Kelly, les carrés de soie et les parfums, a progressé de 6% à taux de change constants, un résultat en deçà du consensus d'analystes Visible Alpha qui tablant sur une croissance de 7,1%. Les effets de change ont amputé les revenus de 290 millions d'euros, entraînant une baisse de 1% des ventes publiées à 4,07 milliards d'euros (4,80 milliards de dollars), contre 4,13 milliards d'euros un an plus tôt.

Hermès, dont la clientèle ultra-fortunée s'arrache des sacs dont les prix débutent à 13 000 dollars, a précisé que le ralentissement des flux touristiques dû au conflit avait affecté les ventes dans les boutiques d'aéroports et au Moyen-Orient, ainsi qu'au Royaume-Uni, en Italie et en Suisse, où les acheteurs du Golfe constituent un moteur essentiel de la croissance.

Dans la région Moyen-Orient, les ventes ont reculé de 6% à taux de change constants, s'établissant à 160 millions d'euros contre 185 millions d'euros au premier trimestre de l'exercice précédent. Bien qu'elle ne représente que 4,4% du chiffre d'affaires total, cette zone affichait la plus forte croissance du groupe l'an dernier.

"Le Moyen-Orient, en repli de 6%, a naturellement été significativement impacté par les événements géopolitiques touchant la région en mars", a déclaré Eric du Halgouët, directeur financier d'Hermès.

Selon M. du Halgouët, les ventes dans les centres commerciaux de luxe des Émirats arabes unis ont chuté de 40% sur le seul mois de mars.

(1 dollar = 0,8482 euro)