Une frappe a touché un poste de police adjacent à un vaste campement de tentes de familles déplacées à Khan Younis, dans le sud de l'enclave, tuant cinq personnes et en blessant 16 autres, selon les médecins. Ces derniers n'ont pas précisé combien de policiers figuraient parmi les victimes.
L'armée israélienne a déclaré avoir frappé un centre de commandement du Hamas.
Les responsables de la sécurité du Hamas ont affirmé que des dizaines de policiers à Gaza avaient été tués ces derniers mois, Israël ayant intensifié ses attaques contre les quartiers généraux et le personnel de police.
Plus tard dimanche, une autre frappe aérienne israélienne a tué quatre personnes et en a blessé quatre autres en touchant un véhicule circulant dans le centre de la ville de Gaza, ont indiqué les médecins.
L'armée israélienne n'a pas fait de commentaire immédiat sur cet incident.
Les combats majeurs sont suspendus depuis octobre en vertu d'un cessez-le-feu après deux ans de guerre, mais aucun accord n'a été conclu pour mettre en oeuvre un plan supplémentaire soutenu par les Etats-Unis prévoyant le retrait des troupes israéliennes, le désarmement du Hamas et la reconstruction de Gaza.
Les troupes israéliennes contrôlent toujours plus de la moitié du territoire de Gaza, d'où elles ont ordonné le départ des résidents et détruit les bâtiments restants. Près de la totalité de la population de 2 millions d'habitants vit désormais sur une minuscule bande de terre le long de la côte, principalement dans des tentes de fortune ou des bâtiments endommagés, sous le contrôle du Hamas.
Les près de 10'000 officiers de police du Hamas sont devenus un point de blocage dans les discussions visant à faire avancer le plan du président américain Donald Trump pour Gaza. Le Hamas souhaite qu'ils soient intégrés à une nouvelle force de police, tandis qu'Israël rejette tout rôle pour le personnel affilié au Hamas.
L'Egypte a commencé à accueillir un nouveau cycle de pourparlers de trêve avec les dirigeants du Hamas et d'autres factions palestiniennes, ont indiqué des sources du Hamas et d'autres sources proches des négociations. Les discussions devraient durer quelques jours.
Israël et le Hamas se sont mutuellement accusés à plusieurs reprises de violer la trêve. Les frappes israéliennes à Gaza ont tué plus de 950 Palestiniens depuis le début de la trêve, tandis que les attaques des militants palestiniens ont tué quatre soldats israéliens.
L'accord de l'an dernier a établi un Conseil de la Paix dirigé par Trump pour superviser un cessez-le-feu progressif et a été ratifié par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
Cependant, les discussions sur de nombreux points de litige parmi les plus complexes, notamment le désarmement du Hamas, le retrait israélien et la composition d'un gouvernement à Gaza, ont été reportées à une phase ultérieure du processus. Les négociateurs du Conseil de la Paix se sont entretenus avec les deux parties sur la question du désarmement.
Le Hamas a déclaré aux envoyés du Conseil et aux médiateurs (Egypte, Qatar et Turquie) que l'arrêt des attaques israéliennes à Gaza était essentiel pour tout progrès, selon des sources du groupe et des responsables proches des discussions.
Hazem Qassem, porte-parole du Hamas à Gaza, a déclaré dimanche que le groupe était ouvert aux idées qui mèneraient à l'arrêt des attaques israéliennes et à un terrain d'entente sur les questions de la deuxième phase du plan Trump. Il a toutefois ajouté que le Conseil de la Paix devrait cesser d'etre 'partial' envers Israël.
Près de 73'000 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, pour la plupart des civils, selon les autorités sanitaires de Gaza.
Israël a lancé son offensive après que des militants menés par le Hamas ont franchi la frontière, tuant 1'200 personnes et prenant 251 otages israéliens et étrangers le 7 octobre 2023.



















