o Ces chiffres soulignent la solidité de la croissance salariale dans l'Archipel, alors que les négociations de printemps (Shunto) ont abouti en mars à des hausses supérieures à 5% pour la troisième année de suite.
o La BoJ, qui réexaminera ses taux les 15 et 16 juin, considère la progression régulière des salaires et des prix comme un prérequis à un nouveau resserrement. Près des deux tiers des économistes interrogés par Reuters s'attendent à ce que l'institution porte son taux directeur à 1,0% d'ici la fin juin.
o La croissance des salaires ajustée de l'inflation, indicateur clé du pouvoir d'achat des ménages, a ralenti par rapport au gain révisé de 2% en février, mais dépasse la hausse de 0,7% enregistrée en janvier, laquelle marquait la première progression réelle en 13 mois.
o Les salaires nominaux moyens, ou rémunérations totales en espèces, ont augmenté de 2,7% à 317 254 yens (2 029,52 dollars), après un bond révisé de 3,4% en février.
o La croissance des rémunérations nominales a surpassé le taux d'inflation de base utilisé par le ministère pour calculer les salaires réels, lequel s'est établi à 1,6% en mars, restant sous l'objectif de 2% de la BoJ pour le troisième mois consécutif. L'inflation au Japon s'est modérée, les subventions gouvernementales compensant la hausse des coûts d'importation liée à la faiblesse du yen et au renchérissement du pétrole dû au conflit iranien.
o Les salaires de base des travailleurs ont progressé de 3,2% en mars, contre une hausse révisée de 3,4% le mois précédent. Pour les employés à temps plein, cette croissance a dépassé les 3% pour le troisième mois d'affilée.
o Les rémunérations des heures supplémentaires ont également augmenté de 1,9%. Les paiements spéciaux, principalement constitués de primes exceptionnelles, ont reculé de 1,5% après un bond révisé de 7,5% en février. (1 dollar = 156,3200 yens)


















