Cette nomination intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la politique monétaire américaine. Donald Trump a multiplié les critiques contre Jerome Powell ces derniers mois, estimant que les taux d'intérêt restaient trop élevés. Plusieurs indicateurs publiés récemment montrent toutefois une inflation toujours supérieure à l'objectif de 2% fixé par la Fed, poussant les marchés à réduire leurs anticipations de baisse des taux et à envisager même un possible relèvement d'ici la fin de l'année. Kevin Warsh s'est déjà prononcé par le passé en faveur d'un "changement de régime" au sein de la banque centrale.

Il s'agira du deuxième passage de Kevin Warsh à la Fed après un premier mandat au conseil des gouverneurs entre 2006 et 2011 pendant la crise financière mondiale. Depuis son départ, il enseignait à Stanford et siégeait dans plusieurs conseils d'administration. Le nouveau président de la Fed devient également le plus riche de l'histoire moderne de l'institution, avec une fortune estimée à plus de 100 millions de dollars. Il devra céder une partie importante de ses investissements personnels conformément aux règles déontologiques renforcées mises en place ces dernières années.