Kroger a revu à la baisse ses prévisions de ventes pour l’exercice 2025, en raison d’un comportement d’achat plus prudent de la part des consommateurs, notamment sur les produits frais. Bien que le groupe ait enregistré un bénéfice trimestriel de 1,05 dollar par action, au-dessus des attentes du marché (1,03 dollar selon LSEG), les ventes à magasins comparables, hors carburant, n’ont progressé que de 2,6%, en deçà du consensus de 2,91%. Le titre recule d’environ 5% durant la séance.
L’enseigne est pénalisée par la baisse de la consommation chez les foyers à faibles revenus, accentuée par la suspension temporaire du programme SNAP lors du shutdown fédéral du 1er novembre. Ce programme, qui représente environ 6% du chiffre d’affaires de Kroger, a vu ses bénéficiaires restreindre leurs dépenses. Dans ce contexte, la concurrence s’intensifie, notamment avec Walmart et Target qui multiplient les baisses de prix. Kroger a réagi en réduisant le tarif de 3 500 références alimentaires pour tenter de préserver sa clientèle la plus sensible aux prix.
Pour faire face à ces pressions, la direction a engagé un plan de réduction des coûts comprenant des fermetures d’usines, des suppressions d’emplois et une révision de la stratégie logistique. Le groupe abandonne en partie son partenariat coûteux avec Ocado et fermera trois centres automatisés sur huit, engendrant une charge de 2,6 milliards de dollars. Kroger se tourne désormais vers un modèle hybride, misant sur ses propres installations et des collaborations élargies avec Instacart, DoorDash et Uber Eats. Pour 2025, la croissance des ventes à périmètre constant est attendue entre 2,8% et 3%, un point médian inférieur aux précédentes prévisions et aux attentes du marché.



















