L'économie suisse a progressé de 0,5% au cours du premier trimestre 2026, a annoncé le gouvernement lundi. Ce rythme marque une accélération par rapport à la fin de l'année dernière, bien que Berne prévienne que l'impact de la flambée des prix de l'énergie, liée au conflit au Moyen-Orient, pourrait s'accentuer lors des prochains trimestres.

L'estimation flash du PIB témoigne d'une expansion généralisée dans les secteurs de l'industrie et des services, a précisé le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

Outre le redressement par rapport à la croissance de 0,2% du trimestre précédent, ce chiffre ressort au-dessus de la moyenne historique suisse de 0,4% en rythme trimestriel. Les données ont été corrigées des variations saisonnières et de l'effet des manifestations sportives. Le SECO, qui doit publier ses chiffres détaillés le 1er juin, a indiqué que la croissance a été portée par une hausse des exportations, favorisée par l'allègement des tarifs douaniers américains en début d'année.

L'économiste Philipp Wegmueller a estimé que cette performance était conforme aux attentes, rappelant les prévisions du Secrétariat d'Etat qui table sur une croissance annuelle de 1,0% pour 2026, soit un niveau inférieur à la moyenne de long terme de 1,8%. L'incertitude persistante, alimentée par la cherté de l'énergie résultant des tensions au Moyen-Orient, pourrait peser sur l'économie helvétique à l'avenir, a-t-il souligné. 'Le renchérissement du pétrole peut accroître le coût de certaines matières premières, et un léger impact a déjà été ressenti ce trimestre', a déclaré M. Wegmueller. 'Cela pourrait devenir plus manifeste dans les mois à venir.'

'Toutefois, la Suisse est globalement moins exposée aux chocs pétroliers que d'autres pays, car l'énergie occupe une place plus restreinte dans le panier d'inflation et les entreprises suisses ne sont pas particulièrement énergivores.' (Version française par le service Actualités)