Cette initiative intervient alors que la France et l'Allemagne ont exhorté la Commission européenne à présenter un "paquet de simplification des services financiers" ambitieux, afin de rendre les règles de l'UE plus lisibles et moins contraignantes pour les entreprises.
Les révisions envisagées permettraient de réduire d'environ 50% le nombre de points de données au sein du système de reporting harmonisé de l'UE et de renforcer la proportionnalité, en particulier pour les institutions de petite taille et non complexes, a précisé l'ABE.
Ces modifications visent également à garantir que les autorités de tutelle continuent de recevoir les informations nécessaires à l'exercice de leurs responsabilités de supervision, a ajouté l'ABE.
Une consultation publique sur la révision des normes techniques d'exécution (ITS) relatives au reporting prudentiel et au "benchmarking" est ouverte jusqu'au 10 juillet 2026, et jusqu'au 10 mai 2026 pour les exigences liées à la norme IFRS 18.
COORDINATION AU SEIN DE L'UE
Le reporting au niveau de l'UE est souvent complété par des exigences nationales et des demandes d'informations ad hoc émanant de diverses autorités publiques.
Toutefois, ces demandes manquent souvent de coordination, indépendamment de leur pertinence, a souligné l'ABE, ajoutant que les initiatives de coordination notables, telles que le mécanisme de surveillance unique de la Banque centrale européenne, ne couvrent pas l'ensemble du spectre ni tous les Etats membres.
Dans un premier temps, le paquet comprend un inventaire de la collecte nationale de données de supervision et des efforts de simplification en cours menés par les autorités compétentes.
Les collectes de données distinctes relatives aux tests de résistance (stress tests) à l'echelle de l'UE et au benchmarking prudentiel seraient intégrées au reporting régulier, a indiqué l'ABE.
Cela permettrait de réduire les doublons, d'accroître la cohérence, de simplifier les processus de reporting et de stabiliser les exigences dans le temps, a-t-elle ajouté.
Les changements proposés s'appliqueraient à partir de septembre 2027. D'ici là, l'ABE soutiendra la mise en oeuvre par un dialogue étroit avec les parties prenantes via les consultations publiques, des auditions dédiées et un atelier de travail.
Le mois dernier, la BCE a déclaré qu'elle visait à simplifier et à accélérer les approbations de modifications des modèles internes de risque de crédit des banques, allégeant ainsi un processus de supervision susceptible de retarder les gains en capital et de déclencher de longues inspections sur place. (Reporting par Jesús Aguado. Montage par Jane Merriman et Janane Venkatraman)



















