Cette première investigation du genre menée par la Competition Commission of India (CCI) intervient alors que le régulateur examine parallèlement des soupçons de pratiques illicites visant des géants mondiaux tels que le français Pernod Ricard, Apple ou encore l'indien Tata Steel.
L'enquête se concentre sur un segment de niche défini par le régulateur comme le 'marché des services de concours de beauté pour femmes mariées en Inde' visant à envoyer les lauréates vers les grandes compétitions internationales.
L'analyse des accords soumis par une candidate a révélé la présence de 'clauses léonines', a déclaré la CCI dans son ordonnance rendue mercredi.
Parmi celles-ci figure une interdiction de cinq ans faite à de nombreuses candidates et gagnantes de participer à tout autre concours de beauté, que ce soit en tant que juge ou mentor.
'Il est également interdit aux participantes de signer ou d'accepter toute mission ou contrat professionnel sans l'autorisation écrite expresse' de la société, a ajouté la CCI.
Mrs India Inc n'a pas répondu aux sollicitations de Reuters pour un commentaire.
UNE AFFAIRE DÉCLENCHÉE PAR LA PLAINTE D'UNE DAUPHINE
Sur son site internet, Mrs India Inc se présente comme le concours de beauté pour femmes mariées le 'plus crédible' en Inde et affirme être 'associé aux concours de beauté internationaux les plus prestigieux'.
La CCI a précisé que l'affaire a été déclenchée par une plainte de Rinima Borah Agarwal, dauphine de l'édition 2024 et couronnée 'Mrs. India Galaxy', titre lui permettant de représenter l'Inde au concours 'International Mrs. Galaxy' en 2025.
Le gendarme de la concurrence a indiqué avoir sollicité des observations et des détails sur les partenariats de Mrs India Inc pour 2025 dans le cadre de son examen des accusations, mais la société n'a pas répondu, malgré de multiples relances.
Une autre clause contractuelle jugée abusive par le régulateur impose aux participantes et aux gagnantes de 's'associer à une cause sociale reconnue et promue' par Mrs India Inc.
Les enquêtes du régulateur s'étalent généralement sur plusieurs mois avant le rendu d'une décision finale statuant sur le dossier.



















