L'espoir d'une fin prochaine du conflit avec l'Iran a propulsé le Dax à la hausse ce vendredi. L'indice phare de la Bourse de Francfort a progressé de 1,4 %, s'établissant à 24 558 points. Comme il l'a souvent fait ces dernières semaines, le président américain Donald Trump a annoncé l'imminence d'un accord avec l'Iran. Le républicain a déclaré qu'une conclusion était possible dans les prochains jours. Certains experts ont toutefois mis en garde contre un optimisme prématuré. « Les gains boursiers pourraient être fragiles si une fin de conflit crédible n'est pas confirmée par toutes les parties », a tempéré Jochen Stanzl, de Consorsbank. « Le marché ne se contentera pas longtemps d'une simple déclaration d'intention. »

Sur le marché pétrolier, l'anticipation d'un accord de paix a entraîné une chute des cours. Les prix du baril de Brent de la mer du Nord et du brut américain West Texas Intermediate (WTI) ont reculé de plus de 5 % chacun depuis mercredi, pour s'établir respectivement à 88,16 et 85,13 dollars. À l'inverse, les valeurs du secteur du voyage et du tourisme ont terminé la semaine en hausse : au sein du MDax, TUI et Lufthansa ont progressé de 5,6 % et 4,6 %.

Au sein du Dax, MTU et Heidelberg Materials ont figuré parmi les plus fortes hausses avec une progression de 3,5 % chacun.

Dans l'après-midi, l'attention de nombreux investisseurs devrait se porter sur l'introduction en bourse (IPO) de SpaceX. Le groupe aérospatial du milliardaire Elon Musk fait ses débuts sur l'indice technologique américain Nasdaq avec un volume d'émission de 75 milliards de dollars, soit la plus importante introduction en bourse de l'histoire. Au prix d'émission de 135 dollars par action, SpaceX est valorisée à 1 750 milliards de dollars. Elon Musk a réservé une part inhabituellement élevée de 30 % des 555,6 millions de titres proposés aux investisseurs particuliers, parmi lesquels il compte de nombreux partisans. Selon les experts, ce baptême boursier pourrait mettre à l'épreuve la reprise des marchés actions.

(Rapport rédigé par Daniela Pegna, édité par Ralf Banser. Pour toute question, veuillez contacter notre rédaction à berlin.newsroom@thomsonreuters.com (politique et conjoncture) ou frankfurt.newsroom@thomsonreuters.com (entreprises et marchés).)