Alors que les États-Unis et la Chine se livrent une concurrence féroce pour la domination de l'intelligence artificielle, l'énergie s'impose comme un champ de bataille décisif. L'ancien secrétaire au Trésor, Hank Paulson, avertit que si les États-Unis conservent leur avance technologique dans l'IA, les pénuries d'électricité pourraient devenir une contrainte majeure face à l'explosion de la demande des centres de données. L'ancien ambassadeur des États-Unis en Chine, Nicholas Burns, souligne que les investissements colossaux de Pékin dans le transport d'électricité, les énergies renouvelables, les batteries et la production électrique redessinent déjà les chaînes d'approvisionnement mondiales. De son côté, Elizabeth Economy, chercheuse senior à la Hoover Institution, soutient que la stratégie de la Chine en matière d'énergies propres relève autant de la puissance économique et géopolitique que de la politique climatique. Ensemble, ces analyses mettent en lumière une réalité croissante : la course à l'IA pourrait ne pas dépendre uniquement des puces et des logiciels, mais de la capacité à générer suffisamment d'énergie pour soutenir cette technologie.

Vidéos Bloomberg, fournies par MT Newswire