Le gouvernement allemand a opposé une fin de fin de non-recevoir catégorique aux projets de rachat de Commerzbank par la grande banque italienne UniCredit. L'État fédéral, qui reste le deuxième actionnaire de l'établissement francfortois avec 12 % du capital, n'apportera pas ses titres à l'offre publique d'échange (OPE) d'UniCredit, a annoncé mardi l'Agence fédérale de financement (Finanzagentur). Cette décision a été prise par le comité de pilotage responsable des participations du fonds de sauvetage bancaire. « L'acceptation de l'offre était déjà exclue d'un point de vue économique, car l'offre de rachat ne comporte pas de prime appropriée par rapport au cours actuel de l'action Commerzbank », précise le communiqué. Le délai d'acceptation de l'offre expire ce mardi.

Au-delà des considérations financières, Berlin s'oppose également sur le fond à UniCredit : « En outre, le comité de pilotage soutient la stratégie d'indépendance de Commerzbank AG et rejette la démarche agressive d'UniCredit SpA », indique le communiqué. « Commerzbank AG joue un rôle crucial dans le financement de l'économie allemande et des petites et moyennes entreprises (PME). En tant qu'employeur majeur, elle est également centrale pour la place financière de Francfort. Il convient de garantir ces deux aspects pour l'avenir. »

(Rapport d'Alexander Hübner, édité par Ralf Banser. Pour toute question, veuillez contacter notre rédaction à berlin.newsroom@thomsonreuters.com (pour la politique et la conjoncture) ou frankfurt.newsroom@thomsonreuters.com (pour les entreprises et les marchés).)