Le mouvement baissier s'est trouvé exacerbé par des chiffres de l'emploi aux États-Unis qui ont surpris à la hausse, poussant les investisseurs à anticiper un relèvement des taux cette année.
Sur le front géopolitique, Israël a affirmé avoir frappé des objectifs militaires dans l'ouest et le centre de l'Iran, bien que, selon des informations de presse, le président américain Donald Trump ait demandé à son homologue israélien, Benjamin Netanyahu, de s'abstenir de lancer de nouvelles offensives.
Trump a fait pression sur Israël pour qu'il cesse ses attaques au Liban afin de laisser la place à un accord mettant fin à la guerre avec l'Iran.
À cette tension se sont ajoutées les déclarations de l'ambassadeur d'Iran à Moscou, qui a assuré que le détroit d'Ormuz serait réouvert, mais sous de nouvelles conditions fixé{;es par l'Iran et l'Oman, incluant notamment la perception d'une taxe de transit.
La guerre des États-Unis et d'Israël contre l'Iran a réduit de manière drastique le flux de brut via le détroit, par lequel transitait un cinquième du pétrole mondial avant le conflit, ce qui a renchéri l'énergie à l'echelle globale.
En parallèle, les chiffres de l'emploi américain de vendredi, plus élevés que prévu, ont conduit le marché à accroître les paris sur des hausses de taux d'intérêt cette année, dans un scénario inflationniste alimenté par le conflit dans le golfe Persique.
Sur le marché de la dette, le rendement du bon du Trésor à deux ans a grimpé de plus de 11 points de base vendredi et progressait encore de 1,6 point de base lundi, pour s'tablir à 4,1782%.
À tout cela s'est jointe la prévision décevante publiée la semaine dernière par le fabricant de puces Broadcom, qui a déclenché une correction sur les valeurs liées à l'intelligence artificielle, après des mois de forte progression et des craintes intermittentes de voir le 'rally' aller trop loin.
Dans cette réévaluation du narratif à long terme de l'IA, le KOSPI coréen, marché le plus rentable au monde depuis le début de l'année et à forte pondération en semi-conducteurs, menait lundi les baisses en Asie avec un recul de 8%.
'Le détonateur des baisses (des actions asiatiques lundi), au-delà d'une situation géopolitique qui se complique, est le désendettement de positions concentrées sur l'IA après la robuste statistique de l'emploi américain', ont expliqué les analystes de Renta 4.
'La donnée renforce l'attente d'une hausse de +25 pb en 2026 et augmente la probabilité d'une seconde hausse en 2027, en confirmant un marché du travail résilient qui permet de se concentrer davantage sur l'objectif de stabilité des prix (2%, contre un IPC de mai cette semaine qui pourrait rebondir mercredi au-dessus de 4%e), bien que Trump affirme que monter les taux serait une erreur et demande à nouveau de les baisser', ont ajouté ces analystes dans leur note matinale.
Pour les jours à venir, l'attention des investisseurs se portera sur la gigantesque introduction en bourse de SpaceX, dont le prix devrait être fixé jeudi pour un début de cotation vendredi, ainsi que sur les chiffres de l'inflation à la consommation aux États-Unis mercredi et sur la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi.
Entre-temps, à 07h01 GMT, l'indice phare de la bourse espagnole, l'IBEX 35, perdait 134,70 points, soit 0,73%, à 18.210,20 points, tandis que l'indice des grandes valeurs européennes FTSE Eurofirst 300 reculait de 0,78%.
Dans le secteur bancaire, Santander perdait 1,27%, BBVA reculait de 1,03%, Caixabank cédait 0,78%, Sabadell tombait de 0,76%, Bankinter abandonnait 1,00% et Unicaja Banco perdait 1,13%.
Parmi les grandes valeurs non financières, Telefónica s'adjugeait 0,26%, Inditex cédait 0,36%, Iberdrola se revalorisait de 0,48%, Cellnex tombait de 0,39% et la compagnie pétrolière Repsol progressait de 1,60%.
(Information de Tomás Cobos ; version française par [Traducteur])


















