La chute des cours obligataires et la progression de l'or noir constituaient les principaux catalyseurs de cette tendance.
Le Brent affichait une hausse cumulée de 5,7% sur la semaine pour atteindre 107 dollars le baril, porté par l'absence d'avancées concernant la réouverture du détroit d'Ormuz. Parallèlement, le rendement des obligations progressait (mécaniquement à l'inverse de leurs prix) face aux craintes d'une accélération de l'inflation.
L'Iran assure qu'une trentaine de navires ont réussi à franchir le passage, mais le trafic ne représente toujours qu'une fraction du volume antérieur au conflit. Les attaques contre un bâtiment et la saisie d'un autre ont ravivé les craintes sur l'approvisionnement énergétique, tandis que l'inquiétude grandit de voir le blocage se prolonger au-delà du mois de juin, ce qui pourrait drainer les réserves mondiales et aggraver la crise énergétique.
Ces facteurs étaient dominés par la visite de Donald Trump à Pékin, où le président américain concluait deux jours de réunions avec le leader chinois, Xi Jinping, au sein du complexe de Zhongnanhai.
Trump a souligné que la Chine partageait sa position sur l'Iran et souhaitait la réouverture du détroit d'Ormuz, tout en se montrant intéressée par l'achat de pétrole américain. Le dirigeant a toutefois laissé poindre une certaine impatience face à l'absence de progrès concrets sur la réouverture du passage.
La hausse du brut alimentait les risques inflationnistes aux États-Unis, pesant ainsi sur l'appétit des investisseurs pour les bons du Trésor.
Une série d'adjudications décevantes tout au long de la semaine --portant sur des titres à trois, dix et trente ans-- a mis en évidence la fragilité du marché de la dette souveraine, dont les rendements se sont hissés à des plus hauts d'un an.
Dans ce contexte, la probabilité d'un nouveau relèvement des taux par la Réserve fédérale a plus que doublé en une semaine pour s'tablir à 45%.
À cela s'ajoutait l'extinction de l'euphorie boursière autour des valeurs technologiques liées à l'intelligence artificielle. Après des mois de progression soutenue, le 'rally' qui avait porté les investisseurs a cédé du terrain face au regain des craintes inflationnistes.
À 07h05 GMT vendredi, l'indice phare de la bourse espagnole, l'IBEX 35, reculait de 153,40 points, soit 0,86%, à 17.655,80 points, tandis que l'indice des grandes valeurs européennes FTSE Eurofirst 300 rétrogradait de 0,77%.
Au sein du secteur bancaire, Santander perdait 1,31%, BBVA reculait de 1,34%, Caixabank cédait 0,82%, Sabadell tombait de 1,45%, Bankinter s'allégeait de 1,16% et Unicaja Banco abandonnait 1,52%.
Parmi les grandes valeurs non financières, Telefónica s'adjugeait 0,20%, Inditex cédait 0,59%, Iberdrola lâchait 0,49%, Cellnex tombait de 0,63% et la compagnie pétrolière Repsol progressait de 0,90%.
(Information rédigée par Tomás Cobos ; édition par Jorge Ollero Castela)


















