Un cessez-le-feu de 10 jours entre le Liban et Israël est entré en vigueur jeudi, et le président Donald Trump a déclaré que la prochaine rencontre entre les États-Unis et l'Iran pourrait se tenir durant le week-end, au moment où l'actuelle trêve doit expirer.
Les négociateurs américains et iraniens ont revu à la baisse leurs ambitions d'un accord de paix global et recherchent désormais un mémorandum temporaire pour éviter une reprise du conflit, bien que la question nucléaire demeure un obstacle fondamental.
Toutefois, au niveau mondial, les investisseurs se sont empressés d'adopter une vision optimiste face à tout signe de dénouement ce mois-ci -- avec un pétrole sous les 100 dollars le baril et des bourses asiatiques proches de sommets historiques --, malgré le fait que le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, reste pratiquement fermé.
Une éventuelle fin des tensions dans la zone réduirait les craintes d'un durcissement monétaire des banques centrales, qui pourraient autrement se voir contraintes de relever leurs taux d'intérêt si l'inflation s'emballait sous l'effet du renchérissement de l'énergie.
"Nous restons (...) dans un scénario d'incertitude, suspendus aux discussions entre les parties, malgré les déclarations optimistes de Trump", a indiqué Renta 4 dans une note de recherche.
Les bourses européennes s'affichaient pour la plupart à l'équilibre, dans le sillage de l'indice de référence espagnol.
"Nous pourrions assister à quelques prises de bénéfices après les hausses accumulées au cours du mois. À mesure que se confirmera la perspective d'une fin de conflit, les marchés intégreront cela par de nouvelles progressions", ont souligné les analystes de Bankinter sur leur canal Telegram.
À 07h08 GMT vendredi, l'indice phare de la bourse espagnole, l'IBEX 35, gagnait 10,00 points, soit 0,03%, à 18.094,50 points, s'orientant vers une perte hebdomadaire de 0,6% après trois semaines de hausse consécutives.
Dans le secteur bancaire, Santander progressait de 0,30%, BBVA s'adjugeait 0,20%, Caixabank cédait 0,23%, Sabadell gagnait 0,49%, Bankinter se revalorisait de 0,14% et Unicaja Banco montait de 0,21%.
Parmi les grandes valeurs non financières, Telefónica s'octroyait 0,86%, Inditex avançait de 0,08%, Iberdrola abandonnait 0,13%, Cellnex gagnait 0,20% et la compagnie pétrolière Repsol progressait de 0,48%.
L'indice des grandes valeurs européennes FTSE Eurofirst 300 reculait de 0,07%.
(Information de Benjamín Mejías Valencia ; rédaction de María Bayarri Cárdenas)




















