Le rebond de vendredi permettait à l'indice de référence de s'orienter vers une progression d'environ 3,5% sur l'ensemble du mois de mai, signant par la même occasion sa deuxième semaine consécutive de hausse.
Malgré cette tendance acheteuse, l'inquiétude persiste quant aux conséquences durables du conflit au Moyen-Orient. Même si la réouverture du détroit d'Ormuz se concrétise, les marchés intègrent le fait que le pétrole ne reviendra pas à ses niveaux d'avant-guerre et que le renchérissement de l'énergie durcira les conditions de financement à l'échelle mondiale.
Pour l'heure, les opérateurs restaient dans l'attente de détails concrets sur un éventuel pacte permettant de rouvrir Ormuz et de prolonger la trêve entre Washington et Téhéran.
Selon les informations de Reuters, les deux pays seraient parvenus à un accord pour prolonger le cessez-le-feu et lever les restrictions sur le trafic maritime, bien que le président américain, Donald Trump, ne l'ait pas encore paraphé et que les médias d'État iraniens affirment qu'il n'est pas finalisé.
Sur le marché des matières premières, les contrats à terme sur le Brent reculaient d'environ un dollar, à 92,69 dollars le baril, affichant une chute hebdomadaire supérieure à 10%. Parallèlement, le S&P 500 a inscrit un nouveau record de clôture jeudi, l'indice mondial MSCI a touché des sommets historiques et les rendements de la dette américaine se sont détendus.
Les analystes doutent toutefois que la baisse des rendements s'inscrive dans la durée, car un éventuel accord entre les États-Unis et l'Iran ne parviendra guère à dissiper rapidement les pressions inflationnistes déclenchées par l'envolée du brut.
LA COMPOSANTE TECHNOLOGIQUE POUSSE AUSSI À LA HAUSSE
Une révision à la hausse des prévisions de revenus du fabricant d'ordinateurs Dell a fait bondir ses actions de 39% lors des échanges électroniques. En parallèle, Anthropic a annoncé avoir levé 65 milliards de dollars pour renforcer ses capacités de calcul et répondre à la demande croissante pour son chatbot Claude, une opération qui porte sa valorisation à 965 milliards de dollars et la place devant OpenAI.
Il s'agit de 'nouvelles qui renforcent le narratif du cycle de l'IA, démontrant que le cycle d'investissement dans les infrastructures d'IA ne montre aucun signe de ralentissement', selon le rapport matinal de Renta 4.
Sur le marché obligataire, les rendements des bons du Trésor américain cédaient du terrain lors de la séance asiatique, le titre à 10 ans s'établissant à 4,44% avec un recul hebdomadaire proche de 15 points de base, un mouvement qui s'est propagé à l'ensemble de la dette mondiale.
Les indicateurs macroéconomiques publiés la veille ont révélé une consommation personnelle, des revenus, des ventes de logements et un PIB américain légèrement plus faibles que prévu. L'inflation reste élevée mais s'est avérée légèrement inférieure aux attentes, bien que l'indice des prix ait renforcé l'anticipation selon laquelle la Réserve fédérale ne réduira pas ses taux cette année.
L'attention se porte désormais sur l'Europe, avec la publication tout au long de la journée des données préliminaires de l'inflation dans plusieurs pays du continent.
'Ce sont des données pertinentes car elles détermineront la prochaine décision de la BCE le 11 juin', ont souligné les analystes de Bankinter.
À 07h02 GMT vendredi, l'indice phare de la bourse espagnole, l'IBEX 35, progressait de 100,80 points, soit 0,55%, à 18 380,10 points, tandis que l'indice des grandes valeurs européennes FTSE Eurofirst 300 gagnait 0,23%.
Sur l'ensemble de la semaine, l'IBEX 35 affiche une hausse de 2,2%, tandis que le cumul mensuel s'élève à 3,37%.
Dans le secteur bancaire, Santander progressait de 1,14%, BBVA s'adjugeait 1,21%, Caixabank gagnait 0,96%, Sabadell 0,80%, Bankinter se revalorisait de 1,06% et Unicaja Banco montait de 0,64%.
Parmi les grandes valeurs non financières, Telefónica s'octroyait 0,38%, Inditex cédait 0,45%, Iberdrola restait inchangée, Cellnex gagnait 0,90% et la compagnie pétrolière Repsol progressait de 0,18%.
(Information de Tomás Cobos ; édition de Benjamín Mejías Valencia)


















