Les attaques lancées par les États-Unis et l'Iran ont ébranlé la fragile trêve entre les deux puissances, l'attention du marché se portant également sur le flux de résultats d'entreprises et le rapport sur l'emploi américain attendu vendredi.
Le foyer géopolitique demeurait fixé sur le détroit d'Ormuz, corridor stratégique par lequel transitaient 20% de l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz avant le début du conflit.
Les États-Unis et l'Iran se sont affrontés lundi dans le golfe Persique pour le contrôle de cette voie maritime, peu après que le président Donald Trump a lancé une initiative visant à l'ouvrir aux navires bloqués et aux autres embarcations en attente aux alentours.
Dans ce contexte, l'armateur Maersk a indiqué que l'Alliance Fairfax, un transporteur de véhicules sous pavillon américain, a réussi à quitter le Golfe via le détroit d'Ormuz sous l'escorte des forces militaires américaines. Cela renforce les signes d'un desserrement de l'emprise iranienne sur le détroit par la marine américaine, ce qui pourrait faciliter la reprise des livraisons en provenance de la région.
Le pétrole réagissait par des baisses, le Brent reculant de 1,3% à 112,93 dollars le baril.
Sur le front des entreprises, la saison des résultats se poursuivait en Espagne avec les chiffres de Sabadell --valeur la plus sanctionnée de l'IBEX 35 avec un recul de 2,15%--, dont le bénéfice a chuté de 29% en raison de la hausse des coûts et de la baisse des revenus d'intérêts. De son côté, Unicaja --en repli de 1,28%-- a amélioré ses profits grâce à l'augmentation des commissions et à la réduction des provisions.
Une référence positive est venue d'Italie, où UniCredit a publié un bénéfice trimestriel record.
Le calendrier des publications sera complété par les résultats d'Advanced Micro Devices (AMD) et de Pfizer, prévus plus tard dans la journée.
Pour le reste de la semaine, le marché du travail américain gagnera progressivement en importance.
Les indicateurs partiels --le rapport JOLTS mardi et l'enquête ADP mercredi, entre autres-- feront office de préambule avant l'annonce majeure de la semaine : les créations d'emplois non agricoles d'avril, attendues vendredi.
Les analystes anticipent 62'000 créations d'emplois, un chiffre bien inférieur aux 178'000 de mars, bien que les difficultés d'ajustement saisonnier introduisent une forte incertitude dans les estimations.
Dans cet environnement, les marchés intègrent le fait que la Réserve fédérale maintiendra son taux directeur inchangé tout au long de l'année, compte tenu de l'impact inflationniste de la crise énergétique mondiale.
À 07h15 GMT mardi, l'indice vedette de la bourse espagnole, l'IBEX 35, progressait de 49,40 points, soit 0,28%, à 17'405,50 points, tandis que l'indice des grandes valeurs européennes FTSE Eurofirst 300 gagnait 0,08%.
Le secteur bancaire était dominé par les baisses : Santander perdait 0,45%, BBVA reculait de 0,45%, Caixabank cédait 0,28% et Bankinter s'allégeait de 0,72%.
Parmi les grandes valeurs non financières, Telefónica s'adjugeait 1,93%, Inditex progressait de 0,67%, Iberdrola se révalorisait de 0,51%, Cellnex gagnait 0,63% et la compagnie pétrolière Repsol montait de 0,57%.
(Information de Tomás Cobos ; version française par Benjamín Mejías Valencia)

















