L'IBEX 35 a ouvert en baisse mercredi, lors d'une séance marquée par le regain de tensions au Moyen-Orient et le renchérissement du pétrole, alors que les investisseurs adoptent une posture plus prudente dans l'attente des comptes rendus de la Réserve fédérale (Fed) et du début de la saison des résultats.

La détérioration du climat géopolitique, après un nouvel échange d'attaques entre les États-Unis et l'Iran, a mis fin à la fragile trêve entre les deux pays et assombrit les perspectives de stabilité dans la région.

De même, la décision américaine de réimposer des sanctions sur les exportations de brut iranien a contribué à propulser les cours du pétrole d'environ 2 %, un mouvement qui ravive les craintes inflationnistes et accentue la volatilité sur le marché obligataire.

Le détroit d'Ormuz, point de passage clé pour le transport de pétrole dans la région, se retrouve à nouveau sous les projecteurs, comme c'est le cas depuis l'éclatement du conflit fin février.

Parallèlement, les bourses accusaient une certaine lassitude après des semaines de fortes hausses portées par l'essor de l'intelligence artificielle, au moment où les investisseurs commencent à se préparer pour la saison des résultats d'entreprises.

L'attention reste focalisée sur le secteur technologique après une période volatile, durant laquelle l'élan initial consécutif à l'introduction en bourse historique de SpaceX a laissé place à des doutes sur la marge de progression restante au sein du rallye de l'intelligence artificielle.

En Asie, l'action Samsung Electronics chutait pour la deuxième séance consécutive, bien que la compagnie ait anticipé une multiplication par 19 de ses bénéfices.

L'attention du marché se tourne désormais vers la publication des comptes rendus de la réunion de juin de la Réserve fédérale, qui seront dévoilés après la clôture des marchés européens, en quête d'indices sur le ton des responsables monétaires.

Les investisseurs estiment que le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, pourrait réduire le niveau de détail pour éviter de donner des signaux trop clairs sur la politique future, alors que le marché intègre au moins une hausse de taux d'ici la fin de l'année 2026 pour contenir l'inflation.

Dans ce contexte, les analystes de Bankinter soulignent que « les prises de bénéfices s'imposent, tant sur les obligations que sur les actions », avec une sanction particulière pour les valeurs ayant le plus progressé, comme celles des entreprises de semi-conducteurs.

« Mais ne perdons pas de vue l'essentiel. Il s'agit d'une prise de bénéfices ponctuelle qui sera de courte durée. Dans un peu plus d'une semaine débutera la saison des résultats du deuxième trimestre, et il est fort probable qu'elle serve à nouveau de catalyseur, avec des prévisions de croissance du bénéfice par action (BPA) de +24,3 % aux États-Unis et de +13,6 % en Europe », ajoutent-ils.

Après avoir atteint un sommet historique vendredi, l'indice phare de la bourse espagnole, l'IBEX 35, perdait 100,60 points à 07h00 GMT, soit un recul de 0,51 % à 19 539,60 points, tandis que l'indice des grandes valeurs européennes FTSE Eurofirst 300 reculait de 0,31 %.

Dans le secteur bancaire, Santander perdait 1,23 %, BBVA reculait de 0,22 %, Caixabank cédait 0,51 %, Sabadell chutait de 1,61 %, Bankinter abandonnait 0,65 % et Unicaja Banco perdait 0,80 %.

Parmi les grandes valeurs non financières, Telefónica reculait de 0,25 %, Inditex cédait 0,78 %, Iberdrola abandonnait 0,14 %, Cellnex chutait de 0,66 % et la compagnie pétrolière Repsol progressait de 3,95 %.

(Informations de Tomás Cobos ; version française par Benjamin Mejías Valencia)