L'IBEX 35 a ouvert mercredi sans grands changements, lors d'une séance marquée par la trêve de Noël, un faible volume d'échanges et l'absence de références macroéconomiques, avec une demi-séance sur les principales places européennes et américaines, et un marché qui considère l'exercice comme pratiquement clos.
L'indice sélectif se maintient au-dessus des 17.150 points, à des sommets historiques, les investisseurs hésitant à prendre de nouvelles positions après une année exceptionnelle.
À quatre séances de la clôture de 2025 (y compris ce mercredi), l'indice affiche une hausse proche de 48%, ce qui constituerait la deuxième meilleure progression annuelle de son histoire, seulement dépassée par les 54% enregistrés en 1993.
Depuis le début du mois, l'IBEX progresse d'environ 5%, ce qui pourrait lui permettre d'enchaîner six mois consécutifs de hausse et de signer sa meilleure performance mensuelle depuis mai.
"En plus de l'absence de références macroéconomiques pertinentes, les marchés n'ouvrent qu'une demi-séance, tant en Europe qu'aux États-Unis. Demain, il n'y aura ni marchés d'actions ni marchés obligataires, et vendredi non plus, sauf aux États-Unis et au Japon. Le marché considère l'année comme terminée et il est temps de se positionner pour 2026", expliquent les analystes de Bankinter sur leur canal Telegram.
"(...) l'environnement est favorable aux marchés et les potentiels qu'offrent les places boursières oscillent entre +9% et +17%. Les raisons : (i) le cycle économique actuel est expansif, avec (ii) des inflations peut-être un peu plus élevées que souhaité mais non problématiques, (iii) des bénéfices d'entreprises en croissance à deux chiffres (+12% en Europe et +13% aux États-Unis) et des (iv) taux d'intérêt en baisse aux États-Unis", ajoutent-ils.
En toile de fond, l'incertitude géopolitique persiste en raison du bras de fer entre les États-Unis et le Venezuela, qui se fait également sentir sur le marché du pétrole.
Washington a déclaré devant les Nations Unies qu'il imposera et appliquera des sanctions "au maximum" afin de priver le président vénézuélien, Nicolás Maduro, de ressources.
Pendant ce temps, la Garde côtière américaine attend l'arrivée de renforts avant de tenter d'intercepter un pétrolier lié au Venezuela, qu'elle poursuit depuis dimanche.
Les tensions commerciales entre Washington et Pékin se poursuivent également. Le gouvernement de Donald Trump a annoncé l'imposition de droits de douane sur les importations chinoises de semi-conducteurs à partir de juin 2027, avec un taux qui sera communiqué au moins un mois à l'avance.
La Chine a réagi en critiquant l'"usage indiscriminé des droits de douane" et la "répression déraisonnable" des industries chinoises par les États-Unis, interrogée sur le projet de Washington.
Sur le front macroéconomique, la seule donnée significative sera les chiffres hebdomadaires du chômage aux États-Unis.
Avec ces éléments, et après avoir atteint mardi un record à la clôture à 17.182,8 points, l'indice boursier espagnol IBEX 35 reculait de 19,70 points, soit 0,11%, à 17.163,10 points à 08h02 GMT mercredi, tandis que l'indice paneuropéen FTSE Eurofirst 300 progressait de 0,07%.
Dans le secteur bancaire, Santander perdait 0,46%, BBVA reculait de 0,28%, Caixabank cédait 0,24%, Sabadell baissait de 0,21%, Bankinter lâchait 0,67% et Unicaja Banco perdait 0,43%.
Parmi les grandes valeurs non financières, Telefónica reculait de 0,12%, Inditex cédait 0,07%, Iberdrola restait stable, Cellnex gagnait 0,22% et le pétrolier Repsol avançait de 0,35%.
(Informations de Tomás Cobos; édité par Benjamín Mejías Valencia)



















