L'IBEX 35 a ouvert sans grand changement jeudi, s'inscrivant dans une séance de consolidation marquée par la prudence après les gains notables accumulés lors des deux journées précédentes.

L'attention des investisseurs se porte sur les espoirs placés dans les négociations de paix entre les États-Unis et l'Iran, qui ont permis mardi au sélectif espagnol de retrouver le seuil des 18 000 points.

Selon des sources citées par Reuters, Téhéran étudie une proposition de paix américaine qui mettrait formellement fin au conflit, mais laisserait en suspens deux des principales exigences de Washington : la suspension du programme nucléaire iranien et la réouverture du détroit d'Ormuz.

Cette voie maritime cruciale demeure pratiquement paralysée depuis le début de la guerre fin février, ce qui a fait s'envoler les cours du pétrole et attisé les craintes inflationnistes.

Ce scénario incite à la retenue car, bien que les dernières nouvelles concernant un éventuel accord aient exercé une pression baissière sur le brut, le baril se maintient autour des 100 dollars, soit 40% au-dessus des niveaux d'avant-guerre. Cela souligne le défi que représentent les prix élevés de l'énergie pour l'économie mondiale et les pressions inflationnistes qu'ils génèrent.

'Après l'euphorie d'hier, il est logique de s'attendre à une séance plus latérale sur les bourses aujourd'hui, dans l'attente de nouvelles informations confirmant l'état des négociations', ont indiqué les analystes de Bankinter dans leur note matinale. 'Le marché anticipe que les États-Unis et l'Iran concluront un accord de paix à court terme, suite aux commentaires de Trump affirmant que la guerre a une forte probabilité de prendre fin avant son voyage à Pékin la semaine prochaine.'

Le renchérissement vertigineux du brut a porté un coup dur aux marchés financiers en mars, mais le fragile cessez-le-feu au Moyen-Orient et les perspectives d'un accord ont favorisé un rebond des actifs risqués depuis avril, également porté par les résultats solides des entreprises technologiques et l'essor fulgurant du secteur de l'intelligence artificielle.

Les bourses asiatiques progressaient, portées en partie par la vigueur des résultats technologiques.

Les investisseurs attendent également le rapport sur l'emploi aux États-Unis qui, selon une enquête Reuters auprès d'économistes, devrait faire ressortir la création de 62 000 postes en avril, après l'augmentation de 178 000 enregistrée en mars.

Les dirigeants de la Réserve fédérale ont averti que la guerre accroît le risque d'une crise inflationniste durable, face à la persistance des prix élevés du pétrole et aux inquiétudes croissantes concernant les perturbations des chaînes d'approvisionnement mondiales.

Dans ce contexte, à 07h05 GMT jeudi, l'indice phare de la bourse espagnole, l'IBEX 35, gagnait 19,50 points, soit 0,11%, à 18 123,80 points, tandis que l'indice des grandes valeurs européennes FTSE Eurofirst 300 progressait de 0,07%.

Au sein du secteur bancaire, Santander montait de 0,30%, BBVA s'adjugeait 0,32%, Caixabank progressait de 0,50%, Sabadell gagnait 1,44%, Bankinter se revalorisait de 0,53% et Unicaja Banco grimpait de 1,10%.

Parmi les grandes valeurs non financières, Telefónica reculait de 0,26%, Inditex s'octroyait 0,65%, Iberdrola abandonnait 0,53%, Cellnex cédait 0,46% et la compagnie pétrolière Repsol perdait 0,73%.

(Information de Tomás Cobos ; version française par Benjamín Mejías Valencia)