L'IBEX 35 oscillait entre territoire positif et négatif à l'ouverture vendredi, dans une séance d'attente avant un week-end crucial pour empêcher une reprise des hostilités entre les États-Unis, Israël et l'Iran.

Les discussions prévues au Pakistan entre Washington et Téhéran, ainsi que l'offre d'Israël de négocier directement avec le Liban, entretenaient l'espoir, bien que la fragilité du cessez-le-feu conclu cette semaine incite à la prudence. Malgré cette pause, l'indice de référence affichait une progression hebdomadaire proche de 4%.

La trêve de deux semaines entre les États-Unis et l'Iran montrait des fissures évidentes. L'Iran a dénoncé les frappes continues d'Israël contre le Liban comme une violation de l'accord, tandis que le pire bombardement du conflit -- ayant fait plus de 300 morts mercredi -- a placé le pacte au bord de la rupture. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a quelque peu apaisé les tensions en annonçant jeudi sa disposition à négocier directement avec Beyrouth, mais le Hezbollah a lancé un missile qui a déclenché les sirènes antiaériennes à Tel-Aviv et dans d'autres régions d'Israël.

Le détroit d'Ormuz demeurait pratiquement bloqué, avec un trafic maritime très inférieur aux 10% habituels, alors que Téhéran réaffirmait son contrôle sur cette voie où transite normalement un cinquième du pétrole et du gaz mondial. Le président américain, Donald Trump, a critiqué l'Iran pour son "très mauvais travail" concernant la réouverture du passage.

Les analystes de Renta 4 soulignent que les bourses prolongeaient leurs gains hebdomadaires, "encouragées par les prochaines discussions entre les États-Unis et l'Iran prévues ce week-end et par les déclarations optimistes du président Trump sur la possibilité d'un accord, ainsi que par l'autorisation donnée par Israël d'engager des négociations pour un cessez-le-feu au Liban".

Toutefois, ces observateurs ajoutent qu'au-delà de la précarité de la paix et "malgré le cessez-le-feu, le consensus veut que les prix de l'énergie et l'inflation se maintiennent à des niveaux élevés plus longtemps, dissipant les espoirs de baisses de taux d'intérêt qui étaient envisagées avant le conflit".

Sur l'ensemble du marché, la baisse des cours du pétrole et du dollar illustrait, pour l'heure, le pari des investisseurs sur la voie diplomatique : le Brent s'orientait vers une chute hebdomadaire de 11%, la plus forte depuis juin 2025, tandis que le billet vert enregistrait son plus important recul hebdomadaire depuis janvier.

De leur côté, les contrats à terme sur les fonds fédéraux reflétaient une anticipation des attentes de baisses de taux de la part de la Réserve fédérale, bien que les probabilités d'un assouplissement ne soient pas significatives avant la période comprise entre avril et juin 2027, selon l'outil IRPR de LSEG.

À 07h05 GMT vendredi, l'indice phare de la bourse espagnole, l'IBEX 35, reculait de 20,10 points, soit 0,11%, à 18 084,80 points, tandis que l'indice des grandes valeurs européennes FTSE Eurofirst 300 progressait de 0,12%.

Dans le secteur bancaire, Santander gagnait 0,21%, BBVA s'adjugeait 0,70%, Caixabank progressait de 0,14%, Sabadell reculait de 0,28%, Bankinter se valorisait de 0,21% et Unicaja Banco montait de 0,15%.

Parmi les grandes valeurs non financières, Telefónica rétrogradait de 0,36%, Inditex cédait 0,19%, Iberdrola s'allégeait de 0,44%, Cellnex perdait 0,07% et la compagnie pétrolière Repsol lâchait 4,28%.

(Information de Tomás Cobos ; édité par Benjamín Mejías Valencia)