L'indice gravite autour des 18 300 points, à environ 200 points de ses records historiques atteints fin février, juste avant l'escalade des tensions impliquant les États-Unis, Israël, l'Iran et la milice libanaise du Hezbollah.
Après l'impasse des négociations le week-end dernier entre Washington et Téhéran, les signes d'une éventuelle reprise du dialogue entre les deux parties ont redonné un certain appétit pour le risque aux marchés financiers.
Bien que le blocus américain sur les ports iraniens persiste, parallèlement à la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, le président américain Donald Trump a affirmé mardi que "les discussions pour mettre fin à la guerre avec l'Iran pourraient reprendre au Pakistan dans les deux prochains jours".
Toutefois, si l'espoir d'une reprise des pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran maintient les cours du brut sous le seuil des 100 dollars le baril, la défiance demeure quant aux répercussions économiques à long terme. Le renchérissement du pétrole a dopé les anticipations d'inflation, poussant le marché à intégrer de nouvelles hausses de taux d'intérêt de la part des principales banques centrales.
Dans ce contexte, le Fonds monétaire international a revu à la baisse mardi ses prévisions de croissance et a lancé un avertissement sévère, soulignant que l'économie mondiale se trouverait au bord de la récession en cas d'aggravation du conflit.
Malgré tout, les résultats d'entreprises publiés cette semaine aux États-Unis ont dépeint un secteur financier tirant profit de la volatilité du premier trimestre. Plusieurs banques d'affaires ont annoncé des bénéfices en forte hausse, tout en nuançant leurs perspectives par une note de prudence concernant l'impact indirect de la cherté du pétrole sur leur clientèle.
Pour la séance en cours, les analystes de Bankinter indiquent que "si le ton continue de s'améliorer, nous devrions connaître aujourd'hui une session a priori 'calme', marquée peut-être par quelques prises de bénéfices ou une consolidation des niveaux après les fortes hausses d'hier".
"Les nouvelles en provenance du front géostratégique dictent la direction du marché. Les États-Unis et l'Iran reprendront les négociations 'dans les prochains jours' et le marché l'interprète de manière positive. De fait, les principaux indices américains se situent déjà au-dessus de leurs niveaux d'avant-conflit", ont ajouté ces analystes.
Après avoir progressé de 1,5% mardi, l'IBEX 35 gagnait 2,10 points à 07h05 GMT mercredi, soit une hausse de 0,01% à 18 288,20 points. L'indice de référence de la bourse espagnole a touché un sommet de clôture le 26 février 2026 à 18 496,6 points, tandis que son record absolu en séance s'établit à 18 573,8 points, atteint le lendemain.
De son côté, l'indice des grandes valeurs européennes FTSE Eurofirst 300 progressait de 0,01% mercredi.
Du côté des valeurs individuelles, le secteur bancaire évoluait en ordre dispersé : Santander perdait 0,15% et BBVA reculait de 0,60%, tandis que Caixabank s'adjugeait 0,32%, Sabadell gagnait 0,21%, Bankinter se valorisait de 0,23% et Unicaja Banco grimpait de 0,78%.
Parmi les autres grandes capitalisations, Telefónica reculait de 0,03%, Inditex progressait de 0,30%, Iberdrola s'effritait de 0,18%, Cellnex gagnait 0,23% et la compagnie pétrolière Repsol montait de 0,38%.
(Informations de Tomás Cobos ; version française par [Votre Nom/Agence])



















