L'indice principal de la Bourse de Toronto a reculé mardi à son plus bas niveau en près de six semaines, les actions des secteurs technologique et minier enregistrant les plus fortes baisses.

L'indice composé S&P/TSX a clôturé en baisse de 497,24 points, soit 1,6 %, à 29 777,82 points, son plus bas niveau de clôture depuis le 26 septembre.

Les principaux indices de Wall Street ont également reculé, après que les PDG des grandes banques américaines ont mis en garde contre une possible vente massive sur les marchés, alimentant les inquiétudes concernant la valorisation élevée des valeurs technologiques.

« Les secteurs minier et technologique ont tellement bien performé que lorsqu'une correction survient, ils corrigent davantage », a expliqué Colin Cieszynski, stratège en chef des marchés chez SIA Wealth Management.

Le secteur technologique de la Bourse de Toronto a perdu 3,8 %, avec notamment une chute de 6,5 % pour les actions de Shopify Inc, la hausse des dépenses en recherche et développement ainsi qu'en marketing ayant pesé sur les marges du spécialiste du commerce en ligne.

Le secteur des matériaux, qui comprend les titres miniers, a reculé de 3,6 % dans le sillage de la baisse du cours de l'or.

« On observe un recul de l'appétit pour le risque, mais sans pour autant voir un rebond des métaux précieux », a souligné M. Cieszynski. « Ce qui progresse, c'est le dollar américain. »

Le dollar américain a atteint un sommet de trois mois face à un panier de grandes devises, profitant de la demande pour les valeurs refuges.

Les actions de Pet Valu Holdings ont chuté de 16,1 % après la publication des résultats trimestriels du distributeur d'aliments pour animaux.

Thomson Reuters a fait état d'une hausse de son chiffre d'affaires au troisième trimestre et a confirmé ses prévisions pour l'ensemble de l'année 2025. Malgré cela, le titre du groupe de contenus et de technologies a reculé de 5,6 %.

Le déficit budgétaire du Canada devrait plus que doubler cette année, le Premier ministre Mark Carney injectant des milliards de dollars pour contrer les droits de douane américains, augmenter les dépenses de défense et diversifier les échanges commerciaux, selon la proposition de son premier budget présentée mardi.