Le satellite TEE-01B, construit et lancé par la société chinoise Earth Eye Co, a été acquis par la Force aérospatiale du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) après sa mise en orbite depuis la Chine, précise le rapport, citant des documents militaires iraniens ayant fuité.
Les commandants militaires iraniens ont piloté le satellite afin de surveiller des sites militaires américains majeurs, indique le quotidien, s'appuyant sur des listes de coordonnées horodatées, des images satellites et des analyses orbitales. Les clichés auraient été pris en mars, avant et après des frappes de drones et de missiles sur ces sites, selon le Financial Times.
Dans le cadre de cet accord, le CGRI a obtenu l'accès à des stations au sol commerciales exploitées par Emposat, un fournisseur de services de contrôle satellitaire et de données basé à Pékin, dont le réseau s'tend à l'Asie, l'Amérique latine et d'autres régions, d'après le rapport.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a démenti ces informations mercredi, les qualifiant de fausses.
"Récemment, certaines forces se sont employées à fabriquer des rumeurs et à les associer malicieusement à la Chine", a déclaré le ministère dans un communiqué transmis à Reuters.
"La Chine s'oppose fermement à ce genre de pratiques dictées par des motivations inavouées", ajoute le communiqué.
Reuters n'a pas pu vérifier ces informations.
La Maison Blanche, la CIA et le Pentagone n'ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires de Reuters. Earth Eye Co et Emposat n'ont pas non plus répondu dans l'immédiat.
Le rapport indique que la Maison Blanche n'a pas fait de commentaire sur la relation entre Emposat et le CGRI, mais un porte-parole a renvoyé aux déclarations du président américain Donald Trump ce week-end, avertissant que la Chine s'exposerait à de "graves problèmes" si elle fournissait des systèmes de défense aérienne à l'Iran.
Interrogée sur le sujet, l'ambassade de Chine à Washington a déclaré au journal : "Nous nous opposons fermement à ce que les parties concernées diffusent des informations spéculatives et insinuantes contre la Chine."
Le satellite a capturé des images de la base aérienne Prince Sultan en Arabie saoudite les 13, 14 et 15 mars, selon le rapport.
Le 14 mars, Donald Trump a confirmé que des appareils américains présents sur la base avaient été touchés.
Selon le rapport, le satellite a également surveillé la base aérienne Muwaffaq Salti en Jordanie, ainsi que des sites proches de la base navale de la Cinquième Flotte américaine à Manama, au Bahreïn, et l'aéroport d'Erbil, en Irak, au moment des attaques revendiquées par le CGRI contre des installations dans ces zones.




























