Ce remplacement interviendrait à un moment sensible pour Leonardo, alors que le groupe cherche à capter la croissance du secteur de la défense et de l'aérospatiale, portée par l'augmentation des dépenses militaires mondiales sur fond de guerre en Ukraine et d'escalade des conflits au Moyen-Orient.
L'Italie, qui détient un peu plus de 30% de Leonardo via le ministère de l'Economie, doit déposer sa liste de candidats au conseil d'administration d'ici le 13 avril.
L'action Leonardo s'est envolée de 780% depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, mais la Présidente du Conseil, Giorgia Meloni, pousse désormais pour un changement de direction au sein de l'entreprise, a précisé l'une des sources sans donner plus de détails.
La seconde source a indiqué que l'un des principaux candidats pour le poste de direction chez Leonardo est Lorenzo Mariani, ancien cadre du conglomérat de défense et d'aérospatiale, actuellement directeur général pour l'Italie du fabricant de missiles MBDA, co-détenu par Airbus, BAE Systems et Leonardo.
La même source a ajouté que des responsables gouvernementaux devaient discuter de la question plus tard ce mardi.
Leonardo et MBDA se sont refusés à tout commentaire mardi.
L'Italie s'apprête à annoncer de nombreuses nominations au sein d'entreprises publiques telles que Leonardo, le fournisseur d'eau et d'electricité Enel et le géant de l'énergie Eni, les mandats des dirigeants arrivant à échéance dans les prochaines semaines.
L'annonce de ce possible changement de direction intervient quelques semaines seulement après que Roberto Cingolani a présenté un plan stratégique sur cinq ans, incluant des investissements dans l'informatique, l'intelligence artificielle et la cybersécurité, ainsi qu'un système de défense aérienne multicouche baptisé "Michelangelo Dome".
Des sources avaient indiqué à Reuters en février que le gouvernement penchait pour l'octroi d'un second mandat de trois ans à Roberto Cingolani.
Sous la direction de Cingolani, Leonardo a investi dans la numérisation, l'électronique de défense et les plateformes interconnectées, faisant pivoter le groupe de la défense traditionnelle vers les technologies de pointe, une transition que Cingolani a décrite comme le passage "des munitions aux octets".
Le titre Leonardo reculait de près de 8% suite aux informations faisant état de ce potentiel changement de direction.



















