Mundys a déclaré mardi avoir conclu un accord pour porter sa part dans Getlink à 19%, soit une hausse de 3,5 points de pourcentage, et pourrait acquérir 6% supplémentaires du capital. Le groupe anticipe l'obtention des autorisations réglementaires pour cet achat le mois prochain, ce qui porterait sa participation au capital à 25% et ses droits de vote juste en dessous du seuil de 30% qui déclencherait une offre publique d'achat obligatoire selon la réglementation française.
Le groupe de construction français Eiffage demeure le principal investisseur de Getlink avec 29,4% des actions et 29,5% des droits de vote, a-t-il précisé dans un communiqué transmis à Reuters.
"Eiffage est incontestablement un investisseur de long terme dans Getlink, soutenant sa stratégie, sa direction et l'ensemble de ses employés", a indiqué le groupe.
"Cet actif s'inscrit dans la stratégie de développement d'Eiffage à l'échelle européenne et s'aligne sur le renforcement de notre portefeuille de concessions."
L'offensive de Mundys intervient alors que le trafic dans le tunnel sous la Manche devrait croître, selon deux sources proches du dossier.
L'opérateur ferroviaire Ferrovie dello Stato Italiane prévoit d'opérer sur la liaison Paris-Londres, en concurrence directe avec Eurostar. Les sources ont ajouté que Mundys cherche également à accroître son exposition à la société, qu'il juge défensive et capable d'offrir des rendements solides dans un contexte de forte volatilité des marchés.
L'action Getlink progressait de près de 4% vers 09h45 GMT. Bien que cette opération lui confère une influence accrue lors des votes des actionnaires, Mundys a affirmé n'avoir aucune intention de prendre le contrôle de la société ni de solliciter de sièges supplémentaires au conseil d'administration.
Le montant déboursé pour ces actions additionnelles n'a pas été divulgué. Sur la base d'une valorisation boursière de Getlink proche de 10 milliards d'euros, la participation cumulée de 9,5% acquise par Mundys vaudrait environ 950 millions d'euros.
Mundys est contrôlé par Edizione, la holding de la famille Benetton, tandis que la société de capital-investissement américaine Blackstone en est le deuxième actionnaire.
(1 $ = 0,8718 euro)



















