La proposition, examinée par Reuters, ajouterait Kulevi en Géorgie et Karimun en Indonésie à la liste des sanctions, interdisant aux entreprises et aux particuliers de l'UE d'effectuer des transactions avec l'un ou l'autre port.
Ces mesures s'inscrivent dans le cadre du 20ème paquet de sanctions de l'UE lié à la guerre de la Russie en Ukraine. Le paquet a été rédigé conjointement par le service diplomatique de l'UE, le SEAE, et la Commission européenne, et a été présenté aux pays membres lundi. L'adoption des sanctions européennes requiert l'unanimité pour devenir loi.
Vendredi, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré que le paquet comprenait des restrictions sectorielles et un passage du plafonnement des prix imposé par le Groupe des Sept à une interdiction totale des services maritimes pour le brut russe.
PT Oil Terminal Karimun a affirmé « rejeter catégoriquement toute suggestion selon laquelle elle faciliterait ou soutiendrait le commerce du pétrole ou des produits pétroliers russes. De telles caractérisations sont infondées et inexactes. »
La société s'était exprimée ainsi dans un communiqué du 26 janvier, après qu'une dépêche Reuters eut rapporté que le site avait reçu des exportations de fioul russe en décembre et janvier.
Le paquet européen ajoute également de nouvelles interdictions d'importation sur des métaux tels que les barres de nickel, minerais et concentrés de fer, cuivre brut et raffiné, ainsi que divers métaux recyclés dont l'aluminium. Il prohiberait aussi l'importation de sel, d'ammoniac, de galets, de silicium et de peaux de fourrure.
La proposition inclut l'utilisation, pour la première fois, d'un outil anti-contournement contre un pays tiers. Les nouvelles restrictions interdiraient la vente de machines de découpe de métaux et d'équipements de communication pour la transmission de voix, d'images et de données, tels que modems et routeurs, au Kirghizistan.
L'UE propose également d'ajouter deux banques kirghizes - Keremet et OJSC Capital Bank of Central Asia - à sa liste de sanctions pour avoir fourni des services d'actifs cryptographiques à la Russie, ainsi que des banques au Laos et au Tadjikistan, tout en retirant deux établissements chinois. Si la mesure est approuvée, les banques concernées seraient interdites de transactions avec des particuliers et entreprises de l'UE.
Au sein de son cadre de sanctions comprenant gels d'avoirs et interdictions de voyage, le SEAE propose d'ajouter 30 individus et 64 entreprises. Parmi elles figurent Bashneft, filiale cotée du géant pétrolier russe Rosneft, ainsi que huit raffineries russes, dont deux sites majeurs contrôlés par Rosneft - Tuapse et Syzran. La proposition ne va toutefois pas jusqu'à inscrire Rosneft ou Lukoil, déjà visés par des sanctions américaines.
























