Les producteurs d'acier de l'UE ne tournent actuellement qu'à 65% de leur capacité en raison de la hausse des importations et des tarifs de 50% imposés par le président américain Donald Trump. Les nouvelles mesures sont conçues pour porter le taux d'utilisation des capacités à 80%.
Les représentants du Parlement européen et du Conseil, l'organe représentant les gouvernements de l'UE, ont convenu tard lundi de limiter les importations en franchise de droits à 18,3 millions de tonnes métriques par an, soit une baisse de 47% par rapport à 2024, tout en doublant les taxes hors quota.
L'année dernière, les principales sources d'importation d'acier vers l'UE étaient la Turquie, la Corée du Sud, l'Indonésie, la Chine, l'Inde, l'Ukraine et Taïwan.
L'acier européen est actuellement protégé par des mesures de sauvegarde, mises en place lors du premier mandat de Trump, comprenant des quotas d'importation et des droits de 25% au-delà de ces limites. Toutefois, selon les règles de l'Organisation mondiale du commerce, celles-ci doivent expirer après huit ans, soit le 30 juin prochain.
La Commission européenne, qui a proposé ces nouvelles mesures en octobre, a déclaré que le secteur sidérurgique de l'UE a perdu quelque 100 000 emplois depuis 2008 et que la production déclinerait davantage sans une extension des restrictions.
Les nouvelles dispositions tiendront davantage compte du lieu où l'acier importé a été initialement fondu et coulé afin d'en éviter le contournement, et feront l'objet d'examens réguliers pour garantir leur efficacité.
Les parties se sont également engagées à supprimer progressivement les importations d'acier en provenance de Russie d'ici septembre 2028. Environ 3,7 millions de tonnes de brames d'acier en provenance de Russie sont entrées dans l'UE l'année dernière.
Le Parlement et le Conseil devront voter cet accord de lundi pour que les mesures entrent en vigueur.


























