PARIS, 20 mai (Reuters) - L'usine Stellantis de Rennes (Ille-et-Vilaine) va prochainement produire un véhicule du constructeur chinois Dongfeng, avec qui le groupe automobile né de la fusion entre PSA et FCA va constituer une co-entreprise à 51-49, ont annoncé mercredi deux syndicats.
"L'usine Stellantis de Rennes-La Janais franchit une nouvelle étape", a dit le syndicat majoritaire sur le site.
"Cette annonce, officialisée ce matin lors d'une réunion extraordinaire du Comité Social et Économique (CSE), précède de peu la présentation du plan stratégique du groupe, prévue jeudi 21 mai", a ajouté la CFDT.
Reuters a rapporté mardi que le constructeur automobile franco-italo-américain était sur le point d'annoncer une co-entreprise avec Dongfeng et le projet d'assembler à Rennes au moins une voiture électrique de marque Voyah du constructeur automobile chinois.
De son côté, la CFE-CGC, principal syndicat du groupe Stellantis, a annoncé que le projet reposait sur la création d'une coentreprise basée en Europe et pilotée majoritairement par Stellantis à hauteur de 51%, "garantissant ainsi la maîtrise industrielle et stratégique de l'ensemble".
"Cette alliance ne prendra tout son sens que si elle garantit une charge industrielle pérenne pour le site de Rennes, choisi comme site de référence pour produire les véhicules 100% électriques de la marque Voyah", a ajouté la CGC.
"Dans un contexte européen marqué par la surcapacité industrielle, le site rennais, aujourd'hui dédié au C5 Aircross, doit diversifier sa production pour assurer sa rentabilité et sa pérennité", a déclaré de son côté la CFDT, tout en ajoutant que le partenariat avec Dongfeng ne doit pas se faire à n'importe quel prix.
Créée en 1960, l'usine de Rennes a été restructurée dans les années 2010 et n'a conservé qu'une seule ligne de production pour un seul modèle de voiture. Le site emploie environ 2.000 personnes, dont 700 intérimaires.
(Reportage Gilles Guillaume, édité par Benoit Van Overstraeten et Augustin Turpin)


















