Pour sa dernière réunion de l’année, la RBA a décidé de maintenir son taux directeur à 3,60%, conformément aux attentes. Une décision motivée par une demande intérieure plus vigoureuse que prévu, susceptible de renforcer les tensions sur les capacités de production.
Les marchés ne tablaient pas sur une baisse des taux cette semaine, dans un contexte de croissance soutenue, d’inflation persistante et de hausse des dépenses des ménages. Le dollar australien est resté stable après l’annonce, avant de s’apprécier légèrement lorsque la gouverneure Michele Bullock a exclu toute réduction des taux à court terme. "Si l’inflation persiste, cela posera des questions sur la politique monétaire", a-t-elle averti en conférence de presse.
La RBA a déjà procédé à trois baisses de taux cette année, mais l’inflation est repartie à la hausse, atteignant 3,8% en octobre. L’inflation sous-jacente, mesurée par l’indice des prix à la consommation ajusté, s’élève à 3,3%, au-dessus de l’objectif de 2%-3%.
Une économie australienne en forme
La banque centrale a insisté sur les incertitudes entourant l’évolution de l’économie et de l’inflation, ainsi que sur les effets encore à venir de sa politique monétaire. L’économie australienne a enregistré sa plus forte croissance trimestrielle en deux ans, portée par les dépenses des entreprises, des ménages et des pouvoirs publics. Le marché de l’emploi reste dynamique, avec un taux de chômage en baisse à 4,3% en octobre. L’immobilier atteint de nouveaux sommets, tandis que la hausse des prêts et la solidité des marchés financiers laissent penser que les conditions monétaires sont moins contraignantes qu’il n’y paraît.

















